J’ai récupéré pour essai un canon L 35-350mm F/3-5:5-6. Il est certes ancien, mais ça reste tout de même un “L”, la gamme d’objectifs pro de canon, gamme que je n’avais jamais essayé auparavant.
Et là, avec entre tes mains un “L”, tu te sens fort ET important ! C’est assez génial de se trimballer avec ça sur son appareil (pour moi est un 450D) car tout le monde te regarde bizarrement ! D’un côté tu as ceux qui t’imaginent comme un photographe professionnel étant au travail, et de l’autre t’as des parents qui avec leurs gosses te prennent pour le pervers des bouquins et des films. Pour celui qui aime se faire remarquer, un gros “L” canon tout gris c’est le super bon plan !
J’avais testé un gros modèle VR nikon de 300mm d’un pote, ce dernier étant tout noir, c’était vachement moins voyant…
Ce 35-350 “L” qui donne l’équivalent 35 mm de 56-560 (!!) sur le 450D n’est pas stabilisé, et par moment c’est rude ! Surtout à fond sur zoom, c’est à dire à 560mm.
Dans certaines conditions que j’ai pu éprouver lors de mes tests, j’en suis revenu à regretter plusieurs choses sur ce 35-350 L : l’absence de stabilisation optique, le fait que le diaph soit bloqué à 5.6, et les isos de mon appareil qui ne montent pas assez haut !
Regret à plus forte raison quand on cumule un ciel pas lumineux avec un soleil caché et l’ombre des arbres ce qui m’est arrivé lors de mon premier test.
Enfin bon, on faisait avant de bonnes photos sans avoir de stabilisateur optique, en plus les objectifs n’était pas forcément moins lumineux.
J’ai donc fait plusieurs balades avec le canon L sur les bras. A la fin de la journée j’avais mal au dos et au bras, car sac photo + gros objo. Et ce con de L, il est lourd, très lourd, je n’ai pas osé le peser, mais je pense qu’il doit faire au minimum 4 kilo.
Mon objectif pour tester cet appareil c’était soit de faire le paparazzi ou de donner dans la photo animalière. J’ai opté pour le second choix ayant déjà remarqué qu’on pouvait trop facilement espionner les gens avec ce genre d’objectif. Voici d’ailleurs ci-dessous une preuve (un peu bidon) en image de sa portée. (cliquer sur l’image pour la grande version).
Je me suis donc baladé dans des parcs à la recherche d’animaux à shooter. Et là ce fut le drame. Je voulais prendre des oiseaux, et je me suis dit que ce serait simple, qu’il y en avait partout dans les arbres et que ça serait facile.
Grave erreur !! Les oiseaux je les ai entendus, sans les apercevoir !!! J’étais planté au milieu des arbres et j’entendais siffler sans rien voir, c’était très frustrant ! Ces tout petits bestiaux ne se remarquent pas, en plus c’est une première pour moi et je ne suis vraiment pas entraîné. J’ai donc eu beaucoup de mal à faire des photos. Les rares que j’ai pu prendre sont ratées.
Je peux donc tirer plusieurs conclusions à mon échec :
La photo d’animaux c’est dur et sa ressemble à la pèche dans le sens ou on ferre l’oiseau mais on ne l’attrape pas forcément (et moi je l’ai quasiment jamais attrapé !
). C’est aussi un énorme travail de patience, d’attente sans fin jusqu’à ce qu’un petit moineau se pose enfin sur la jolie petite barrière en bois couvert de mousse !
Je vais retenter l’expérience, et surtout m’informer sur ce qu’il faut savoir. Déjà ce qui est certain, c’est que je prendrai mes photos en mode rafale histoire d’avoir au moins un shoot de l’animal avant qu’il ne s’envole (ça aussi c’est très frustrant).
Je vais aussi essayer d’y aller à la bonne heure, les moments ou je me suis déplacé n’étaient peut être pas propices (matin à 11h et après midi à 15h).
En attendant, voici la seule photo vraiment pas terrible que j’ai retenu. Niveau bidouille c’est très light : je l’ai recadrée et j’ai fait une correction locale très légère sur l’oiseau qui était un brin trop sombre.
Petit tour de mes essais :
Première difficulté, maîtriser la mise au point avec l’appareil. J’ai utilisé lors de la séance le collimateur de mise au point central. Sur la photo ci-dessous j’étais à fond de zoom (560mm) et l’oiseau était planqué devant tout un tas de branchages. Comme l’objectif est lourd et pas stabilisé, le moindre mouvement faisait basculer la mise au point constamment entre les différentes branches..
Je n’ai pas compris tout de suite qu’avec un L on pouvait corriger la mise au point manuellement après l’automatique.
Sur la première photo mon premier essai raté.
Puis une petite correction à la main après la mise au point auto, pas terrible encore !
Puis enfin, j’avais pigé le principe j’ai réussi à faire la mise au point au bon endroit, manque de bol, l’oiseau ne m’a pas attendu
. Je dit l’oiseau parce que je suis nul dans la reconnaissances de ces derniers, mais je vais m’améliorer !!.
Très loin et très contre-jour, mais j’aime bien l’ambiance de cette photo qui me fait peur avec ce que je suis en train d’écouter en tapant (Lyle mays – Street dreams).
haaa, la vitesse d’obturation à utiliser en fonction du zoom !Pour ceux qui ne savent pas, les autres passez votre chemin (hihi), en général pour éviter un flou on utilise une règle toute bête dites de « 1/F ». On prend la focal ou est réglé le zoom et on applique une vitesse d’obturation en conséquence. En général si on est pas parkisonien on arrive à éviter le flou avec cette méthode de grand mère.
Là par exemple j’était encore une foid à fond de zoom, soit 560mm. Pour que l’image soit la moins floue possible je vais devoir donc prendre la photo à 1/560 si c’est possible.
Comme sur mon 450D j’ai le choix entre 1/500 et 1/640 je devrais choisir 1/640 pour être vraiment sur de tout figer.
Mais voila le problème c’st que sur cette photo j’ai shooté à 1/400 ième, donc bien en dessous de la règle « 1/F ». Résultat ma photo est floue
.
Pour la suivante j’étais à la bonne vitesse d’obturation sauf que j’aurai du réfléchir que l’ombre de l’arbre allait me jouer des tour. Du coup j’aurai peut être du baisser un peu la vitesse d’obturation, ou bidouiller mes isos au lieu de rattraper un brin trop en développant mon fichier raw.
J’avais trouvé ci-dessous une super petite barrière, et ce petit bestiau que je n’ai pas réussi à avoir comme je voulais, j’étais trop loin, encore raté, et c’est dommage j’aurai pu faire une bonne photo de calendrier La Poste
.
La photo animalière c’est de la patiente avec de la frustration. Quand l’oiseau c’est envolé j’ai patienté debout pendant 10 minutes sans bouger en pensant qu’un autre allait revenir. Damned, il n’y a rien eu, et en plus des gosses sont arrivés pour faire un foot ! Rha, salauds de jeunes !!!
Un chat qui doit bien voir mieux que moi les oiseaux… c’est à lui qu’il faudrait laisser l’appareil, pas à moi
. (il était en train de pister l’oiseau de la barrière !). Verdict : suivez les chats pour ce genre de photos.
Pas d’oiseaux pour la photo ci dessus je sais, mais j’ai imaginé très fort qu’il y en ai un qui se pose pile là ou il fallait
J’suis vraiment pleins de fantasmes
Ci-dessus et dessous deux volants dont je vais aller chercher dans un dictionnaire leurs noms (quand je dis que je suis vraiment nul en piafs c’est pas du mensonge!). Ces deux images sont des gros recadrages. Je me demande si c’est possible de faire des tirages 10*15 potables avec ce genre de manipulations extêmes !
A la fin de mon voyage, comme j’étais un peu énervé de ne rien avoir eu de bien, j’ai baissé le regard et j’ai shooté les miettes ! Faut dire que certains de ces oiseaux sont si petits.
La prochaine fois, je ferai mieux, non mais !