Neuvième jour : plus de clefs !

J’ai perdu mes clefs.
Le matin je vais ( quand il fait beau ) au bureau en moto, sauf que contrairement aux autres matins je suis arrivé sans clefs dans le contacteur !.
J’ai perdu mes clefs, elles peuvent être n’importe ou sur mon trajet estival ! Le garagiste m’a expliqué que sa lui était déjà arrivé ce genre d’affaire et qu’il avait eu à regretter deux jeux de clefs ! En fait, le “newton” qui est le système de contact ou on met la clef fini par prendre du jeu avec l’âge, le mien est âgé et c’est comme sa que j’ai perdu tout mon trousseau ! Heureusement j’avais un double du contact ! La solution serai de changer le Newton, mais bon sa coute 1000 balles ( anciens francs ) , alors j’ai décidé de m’y prendre autrement et d’attacher ma clefs de contact à une chainette en alluminium que je fixe sur le guidon de la moto, comme sa au moins si sa tombe sa reste tout de même accroché !.
Ce qui est vicieux dans ce genre de problème c’est que même si la clefs se barre le contact reste et c’est bien pour sa que je me suis rendu compte de rien.

Tout sa pour dire que mes affaires de postiers, c’est à dire mes clefs, mes badges, mes stylos et aussi mes papiers m’étaient inaccessibles car enfermés dans le top-case de la moto.
Les facteurs comprenaient pas trop mon problème de clefs, y’en à deux qui on cherchés au moment du “tri des rues” pour voir si j’avais pas fait tomber tout simplement mon trousseau en arrivant.
Que dall, j’ai bien tout paumé en route.

J’ai du demander des clefs et des badges de rechanges au “petit_boss”, j’ai d’ailleurs eu l’air un peu con avec mon histoire de clefs qui s’évapore. Le “petit_boss” à ouvert une armoire et en a sorti une petite boite en carton. La boite était compartimenté et dedans se trouvais les clefs, pour ma tournée j’avais besoin de l’une J et d’une T, clefs qu’il m’a donné !.

Ce matin il pleuvait un petit peu, j’avais revêtu ma combine de pluie moto en arrivant au bureau me disant que j’y couperai pas sur ma tournée et qu’il vallait mieux prévoir. J’ai pas gardé ma combine pendant mon tri de rue, trop chaud, je l’ai virée et j’ai pu commencer à trier tout mon bourrier.

A ma place, aprés avoir trié plusieurs lettres j’ai pensé que je n’avais pas de stylo. Dans cette situation sa ne servait à rien que j’aille demander au “petit_boss” car à La Poste c’est pas la foire aux accessoires, les seuls materiels qu’on m’a donné c’est les deux tee-shirts jaune-pisse et un petit veston la poste et un vélo à moitié fonctionnel ! C’est mon voisin de facteurs au bureau qui m’a preté un stylo, heuresement il en avait deux sur lui !

Aux niveaux des accessoires à la poste il y a pour le remplacent d’été :
- Des tee-shirt jaune-pisse.
- Un veston avec 4 poches dedans.
- deux clefs, ou trois et un badge en option ( badge pour ouvrir les portes, pas un insigne de flic ! ).
- Un vélo moyennement confortable.
- Le vadé-mécum du facteur ( voir jour précédent, ou avant-précédent je sais plus trop ).
- Un contrat en deux exemplaires.
- Beaucoup de ficelle.

Personnellement il faut se fournir :
- Un cutter si tu sait pas faire une liasse ou la couper.
- Quelque chose pour accrocher les clefs qu’on te donne.
- Un vêtement de pluie.
- Du courage
- Un humour “large” si tu veut pas passer pour un associal dans le bureau et que tu veut te faire des “copains”.
- Une pompe à vélo ( au cas ou ).
- De quoi réparer le vélo ( au cas ou ).
- Plusieurs stylos parceque quand il flotte y’en a la moitié qui marche plus.
- Savoir freiner avec les pieds si les freins sont cassés.

Il faut quand même beaucoup de chose.
La Poste comme je disait c’est pas la foire aux accessoires, franchement ils pourraient faire deux trois efforts, notamment sur les stylos, ou alors prêter d’office quelque chose pour la pluie. Bref, il faudrait le minimum !

Je suis le roi de la ficelle, et je pense que mon voisin de facteur s’en est rendu compte !
C’est ce même voisin qui m’a montré hier, pour la première fois comment faire une liasse avec UN seul morceau de ficelle ! Ma première année à la poste je suis tombé sur une factrice qui n’utilisait que les gros élastiques, j’ai donc utilisé des élastiques, les autres années je suis retourné à la ficelle et j’en ai laissé trainer partout !
Une liasse en un coup, une ficelle, c’est pas trés difficile finalement, il suffit de toper le coup, comme dans tout. J’y arrive pas encore, et je pense pas que j’y arrive parfaitement la semaine prochaine. La chose qui me fait un peu mal et que je réussi pas bien c’est de couper à la fin la ficelle, je me fait mal aux mains, je me brûle, bref c’est pas bien !
Je désséspère quand même pas.

Enfin, on m’a montré comment faire mais c’est pas pour autant que je vais beaucoup plus vite. Je doit d’ailleurs être encore trés lent pour faire une liasse puisque le voisin de facteur et la factrice qui m’a assisté hier m’ont tout liassé !
Je suis content quand on me liasse tout c’est sur, le seul ennuie c’est que le casier est dans un mauvais ordre et qu’aprés quand je doit mettre le courrier dans le sens de ma tournée j’ai du mal à m’y retrouver parceque je ne me suis pas occupé des liasses ! Si je devai faire une mauvaise comparaison c’est comme heu… Je sais pas, si je trouve je le met !

Voila, tout est ok, on m’a fait toutes mes liasses je n’ai plus qu’a tout bien placer sur le vélo.
Mon vélo est sacrément dégonflé, il est trop tard, je vient de tout chargé, mes recommandés sont prêts autant que moi. Tant pis, je détale vers la sortie.
Je sorte du bureau en même temps qu’une autre factrice bien sympathique ( si vous voyez ce que je veut dire ). On discute au moins 40 secondes, malheuresement surement du temps parcequ’on à rien à ce dire et que sa fait que 40 secondes que l’on parle. A ce moment là arrive deux autres facteurs.
Le premier est un motard qu’a la même moto que moi, il est sympa, c’est pas un gars énervé, c’est bien. Le second c’est un passionné de jazz que j’ai déjà remplacé l’année dernière. Lui c’est mon facteur préféré, il est chouette, j’ai jamais parlé de foot avec lui mais souvent de musique, et vu qu’il sait de quoi il parle c’est trés chouette. D’ailleurs un facteur qui aime le jazz c’est rare, c’est l’exeption de la poste, je m’attendais à tout sauf à croiser un facteur qui aime ce genre de musique.
Dans la poste y’a aussi une autre factrice, mignonette aussi, qui elle dessine, finalement c’est avec ces deux facteurs avec le qui j’ai le plus parlé.

On discutait donc avec la factrice, les deux autres débarquent avec la pluie.
Hop, descente du vélo, et enfilage de Kawé.
C’est parti, il pleut, nous somme un groupe de quatres à décoller du bureau. Elle, lui, lui et moi.

Quand on sort du bureau il y à trois directions possibles :

1) A gauche : C’est le plus dur pour le mental parcequ’à gauche sa grimpe déjà. Certes pas beaucoup mais avec 50 k sur un vélo sa fait mal aux pattes.

2) A droite : C’est le plus facile, c’est tout droit et tout plat, c’est l’itinéraire des chanceux. Je connais pas cet itinéraire, je connais seulement celui de gauche et celui de….

3) … tout droit ( et à gauche ) : il faut traverser complêtement le carrefour pour tomber dans une longue voie plate parrallèle à le voie de droite. Elle est moins bien que la voie de droite parceque c’est trés dégagé pour le vent, donc quand sa souffle c’est assez hardu.

Moi je vais tout droit en ce moment.
La première semaine j’allais à gauche.
Dans tous les cas, en ce qui concerne à droite ou tout droite il faut absolument éviter de croiser les rails de trains trop rapidement. Oui, il y à des vieux rails de trains, en vélo c’est super glissant, encore plus quand il pleu, c’est assez dangereux.

Notre groupe de 4 toujours composé de Elle, lui, lui et moi allons tout droit en passant trés doucement sur les rails. Nous traversons la longue voie parrallèle à la direction de droite. Au bout de cette longue voie il y à un rond-point qui scinde notre groupe en deux. Nous sommes plus que Moi, je suis un groupe tout seul, mon propre chef, et c’est bien en ce sens que le métier de facteur est agréable. Mise à part un camion, derrière moi il n’y a plus personne.

Aprés avoir grimpé un petit Tourmalet, ma tournée commence. Le trajet est long, 15 à 20 minutes.
Au début 15 parceque t’est motivé en début de semaine, aprés 20 parceque t’en a marre parceque c’est loin et qu’il pleut.

Début de tournée, il pleut finalement plus, je peut enfin virer mon kawé, comme sa au moins je sentirai plus le plastique mouillé. J’ai froid, j’ai pas ma petit veste sans manche La Poste.
Je regrette mes clefs perdues…

Ma première rue est entièrement pavé, je la deteste vraiment.
Quand il y a beaucoup de courrier je la hais.
J’ai eu l’impression de la bacler aujourd’hui car c’est allé trés vite. Il n’y avait pas beaucoup de courrier, mais je préfère quand même penser que c’est moi qui vait plus vite !.
- Rue de Jules : R.A.S.
- Rue de Jean : R.A.S.
- Cours de la Murje pairs : J’ai une pharmacie par là. Dans la pharmacie il y a une vendeuse de médicament, ou une pharmacienne, je sais pas. Et aujourd’hui elle m’a parlé. J’avais l’impression que sa bouche était remplie de côton et qu’elle était un peu attardé. Elle à essayé de m’expliquer quelque chose qui était déjà noté sur une fiche sur mon bureau. Je l’ai laissé parlé me disant que sa soulagerai sa conscience en me le disant.
Je cherche à quoi, ou à qui elle peut me faire penser. Surement une personne dans un film, une assasin autiste, ou un femme legèrement atteinte dans une maison de petits fous.
Elle est surement loin d’être folle, mais la façon dont elle m’a parlé, avec ses chamalots dans la bouche m’a donné cette impression.
Ce qu’il faut que je retienne c’est que le samedi il faut que je lui apporte le courrier de untel qu’est pas chez lui et bla bla bla.
J’ai dit : “okay, je le note, merci bonne journée aurevoir”.

Les mots et expressions les plus usitées par un facteur remplacant courtois :
Merçi, bonne journée, au revoir, de rien, y’a pas beaucoup de courrier aujourd’hui, demain peut-être, désolé je connais pas la rue machin je connais que mes rues et je suis pas de Bordeaux, Okay j’essayerai d’y penser, bonjour j’ai un recommandé pour monsieur, bonjour j’ai un courrier suivi pour machin, vous savez qui c’est cette personne, cette personne habite t’elle encore ici, pour aller à la gare vous continuez tout droit, désolé je ne connais pas, il faut beau aujourd’hui, j’espère qu’il ne va pas pleuvoir, demain ils ont prévu du beau temps, je vais essayer de m’en souvenir mais c’est pas gagné, vous devriez mettre votre noms sur la boite pour que je puisse savoir qui vous êtes.

En comptant il y a en tout 120 mot.
Le facteur remplacant c’est le langage des 120 mots, moins qu’un gars de cité qui ne saurait pas parler.
Ha, et puis il y a aussi le “wow” dans ma tête pour quand y’a des jolies filles qui passent dans ma rue, et que mon regard se tord et me fait perdre du temps.

La tournée c’est déroulée comme à l’habitude.
En tout fin de tournée j’ai une épicerie Arabe, sa sent bon, sa me donne fin et sa me motive pour vite finir. Peut être que pour mon dernier jour j’acheterai un truc à manger !

En rentrant au bureau c’était le chantier juste à côté de mon bureau.
Il y avait un vélo retourné, mais contrairement aux tortues c’est sans dangers.
C’était le vélo du facteur C.A.P. qui en rentrant avait creuvé son pneu arrière. Autour de lui d’autres facteurs, et le “petit_boss”. Le pauvre facteur C.A.P. ne savait pas comment changer une roue de vélo, il s’est dont fait “chambrer” par tous ses collègues et même par le petit_boss. Je sais pas ce qu’ils ont “tous” “contre lui” mais il doit en avoir marre par moment d’être le petit jeune. 20 minutes pour changer la roue ! C’était long, à la fin ils n”étaient plus que deux.
N’empèche que moi une roue de vélo je suis pas sur d’arriver à mieux la changer que lui d’autant plus qu’on nous donne rien pour réparer si par hazard on crêve en cours de tournée !
Facteur c’est un métier ou il faut son matos !.
Réflexion d’un des facteurs au facteur C.A.P. : “il faut éviter de rouller sur les bris de verre”. La réponse du Facteur C.A.P. : “néant”… Comme si il venait d’apprendre quelque chose, c’était bizarre !

Demain c’est décidé, je regonfle mon vélo presque à plat !




Huitième jour : nouvelle tournée

Nouvelle tournée donc.
En plus ce matin on m’a aidé !

Quand je suis arrivé au bureau mon courrier était presque entièrement mis en case. Une factrice de longue date m’a aidé, un peu trop d’ailleurs, j’ai moyennement apprécié ( même si je n’ai pas refusé l’aide ). Ce que je n’ai pas apprécié c’est qu’elle me prenne pour un gros débutant ! Certes j’ai besoin d’aide, d’autant plus que je ne connais pas la tournée, mais de la à me macher tout le boulot, alors non !
J’ai réussi à trier “en paix” à l’intérieur de mes rues, puis au moment de faire les liasses de courrier, la factrice de longue date est réapparue et elle s’est mise faire MES liasses de MON courrier !. Bon en même temps les liasses elle les fait vite, et en plus elle utilise peu de ficelle.
Moi quand je fait mes liasses je tire d’abord 3km de ficelle que je coupe avec un cuter ( pour pas abimer mes petits doigts :p ), ensuite avec mes 3km de cordelette j’entoure mon paquet de lettres le plus maladroitement possible et j’essaye de rapidement nouer la ficelle avant que le tas ne se casse la gueule.
Alors qu’un facteur expérimenté utiliserai un seul bout de ficelle par liasses, le facteur qui remplace l’été utilise quand à lui 2 morceaux de ficelle de 3km qui pendouillent ! J’espère quand même que tous les jeunes facteurs d’été ne sont pas aussi nuls que moi en matière de liasses !
Faire mal une liasse c’est se condamner à avoir un vélo toujours crade et de rentrer au bureau avec de la ficelle partout dans les sacoches et sur ses fringues. Il m’est même souvent arriver de coincer de la ficelle dans le dérailleur, mais maintenant j’ai compris comment j’avais fait pour casser deux dérailleurs de vélo la première année !

Cette nouvelle tournée elle sent le poisson, surtout autour du marché des Capucines. J’ai dans mes clients un “Top Mangoustes” ! Je me rappelle qu’à ma première année de poste, lors de mon dernier jour, on m’avait offert un bouquet de fleurs. J’espère ne pas me voir offrir des Mangoustes cette année…

La tournée est pas si mal, à l’exeption du frère d’Elisé R, une rue pavée, et pas seulement par des cailloux si vous voyez ce que je veut dire.
La dernière ligne droite avant la fin est le cours de la Murje, cours rapidement parcouru, même la résidence d’étudiants et ses 300 boites se fait rapidement ! D’ailleurs il faudrait que je prenne une photo de ses boites jaunes de résidences pour étudiants parceque y’a une “belle perspective” de boites. J’embarquerai l’appareil photo de mon père demain si j’y pense.

Au niveau des gens que j’ai croisé :
- J’ai croisé une femme qui promenait son chien, et qui s’est mise à me parler de loin avant de vite me rejoindre, la première idée que j’ai eu sur elle c’est que c’était une nimphomane.
- A un moment j’ai apercu une mamie au loin, au moins à 10 numéros plus loins, et la première idée que j’ai eu sur elle est qu’elle allait me casser les pieds.
- A un autre moment je suis arrivé dans une impasse du cours de la Murje, il y avait étendu un clodo, je lui ai dit bonjours, et la première idée que j’ai eu est qu’il allait me répondre et être courtois.
- Je suis rentré apporté le courrier dans une papeterie, en déposant à la caissière le courrier la première idée que j’ai eu est qu’elle me parle comme un chien.

Finalement, sur toutes ses idées à la con :
- La femme que j’ai croisé n’était peut-être pas une nimphomane, c’est surement qu’une anorexique sympa qui voulait parler tout en promenant son chien parcequ’il faisait beau.
- La mamie au loin était trés sympathique, elle faisait d’ailleurs que rire !
- Le clodo m’a dévisagé quand je l’ai salué. ( il se trouvant juste devant une porte d’entrée qui attendait un recommandé ).
- La femme de la papeterie était trés gentille et courtoise, elle ne m’a pas parlé comme à son chien.

Comme quoi des fois on pense mal !

Enfin, qui sait demain, la femme sera un vrai nimphomane et avec son chien elle aura croisée dix minutes plus tot avec la vielle mamie devenue irascible envers moi parceque elle n’a pas reçue son télé Z.
Le clodo dormira peut-être devant mon allé de boite de résidence d’étudiant m’empéchant de mettre le courrier correctement.
La femme de la papeterie fera semblant de pas avoir fait exprés de renverser un pot d’encre de chine sur mon tee-shirt jaune-pisse La Poste.

Tension dans mon bureau de poste :
Le Facteur C.A.P. qui m’avait assisté le mardi dernier est apparement embrouillé avec plusieurs personnes. Ce matin sa gueulait sec au bureau, parmis les phrases vol(i)entes il y avait des choses du genre :
“mais je te dit que tu nous emmerde” “tu nous emmerde alors…”
Je crois même qu’il y a eu plus violent que “emmerde”. Je connais pas les raisons de la divagation, mais comme je suis totallement hors de leurs histoires sa m’a quand même fait marrer.
J’attend plus d’informations de la part de Facteur C.A.P, qui comme il dit : “j’ai l’air bête, mais je l’suis pas !”. Il le dit pas vraiment comme sa, mais entre facteurs, il faut se justifier, surtout quand on est un petit jeune au millieu de vieux facteurs super routinier.

Demain c’est décidé, soit j’emmerde le monde, soit le monde m’emmerde !
Si le monde m’emmerde alors la faute à la pluie. Je pense que deux jour de chance, c’est à dire sans pluie pour le facteur, faut pas trop y compter !




Sixième jour, dernier jour.

Aujourd’hui c’était mon dernier jour !
Enfin pas mon véritable dernier jour, mais plutot le dernier de ma tournée de la semaine.
Adieu morceau d’Y, fini la “crainte” de croiser des gens du passé que tu ne veut plus revoir.
Fini aussi la Rue K et ses boites pleines de noms ( certes bien signalés ) mais illisible pour l’occidental de base.
Fini la rue R, la rue N. Fini surtout la rue La Fontaine.

Ce matin en arrivant chez les facteurs j’ai découvert sur mon bureau un petit papier plié en deux. En fait c’était un imprimé de la poste, un petit imprimé dédié aux facteurs : “Les conseils à donner lors de votre tournée aux personnes sensibles à la chaleur”.
Subtilité graphique : “personnes sensibles à la chaleur” est écrit en jaune…
C’est pas expréssement marqué mais c’est dédié aux “vieux”. A l’interieur il y a 5 conseils pour ne pas mourir de chaud. En gros il faut boire, éviter de sortir, se rafraîchir et se mouiller, passer deux à trois heures par jour dans un endroit frais, et ne pas hésiter à demander de l’aide.
Sur ma tournée je ne peut pas vraiment boire ni même éviter de sortir puisque je suis déjà dehors. Tient, le papier du “vade-mecum du facteur” comme ils l’appellent est certifié EMAS et Iso 14 000. Si c’est aussi bien certifié je pourrais alors surement le balancer dans la rue sans soucis.

Dans une rue ( je peut pas être ailleurs aussi :D ) j’ai donné par avance du courrier à une dame qui n’était pas chez elle. Par contre je connaissait, je ne donnais pas donc le courrier à n’importe qui.
Plus loin dans cette même rue, j’ai croisé une autre personne qui m’a dit qu’ilne fallait pas que je donne son courrier à cette dame, qu’il fallait que je le mette dans sa boite aux lettres. Ok, elle pouvait l’attendre son courrier, et en plus je lui ai uniquement donné parceque je la “connaissait”. Le véritable truc qui me choque c’est que cette personne délatrice, qui n’est ni une personne de sa famille, ni même son mari ( que je “connais” aussi ) se permet de ramener sa grande gueule de tolard.
Bien sur il la connait surement, mais il à quand même fait preuve d’une bonne petite attitude délatrice, bref un bon collabo pour Sarko dans le futur. Le type il était à 250 mêtres de l’affaire, il a “espionné” de loin et en plus il ramène sa fraise… Quand même…
Enfin je connais pas plus ces gens.
Si j’écoute mon feelling, je sais que celle à qui j’ai donné son courrier est une pauvre femme, dans le sens d’une vie sans interêt qui à surement mal tourné. Si j’écoute une seconde fois mon feelling je sais que le gars qui à “dénoncé” est un pauvre-type lui aussi.
Score final : 0 à 0.

C’était un samedi assez null en soit.
J’en ai enfin fini avec la rue des pauvres-gens.
Lundi j’aurai surement la rue des pauvres-c*** !
Ou peut être même deux rue de pauvres-c*** ! Ha quoique non, c’est plus une rue si c’est le cas, c’est un cours !
Maintenant et Lundi, je redouterai le Cours de la M. ( que c’est dur de trouver celui dont je parle ;) ).

Je connais pas trés bien ma future et nouvelle tournée de lundi, mais j’espère qu’elle sera humainement moins triste. Heuresement deux semaines c’est pas trop long…




Cinquième jour : creuvé

Je suis tafigué pas mal beaucoup.
Aujourd’hui y’a eu beaucoup de lettres et de pubs. Le 15 juillet on rattrape le retard du 14, en gros c’est une tournée touble, et moi les tournées doubles j’aime pas !
De temps en temps les facteurs titulaires nous filent des coups de mains pendant notre tri, mais aujourd’hui y’a pas eu beaucoup d’aide envers les “p’tits jeunes”. Enfin, si y’a eu de l’aide, mais pas beaucoup, et moi je l’ai un peu eu l’aide… une mignonne factrice m’a aidé pour mettre en case ! Merci mademoiselle, on remet sa demain ?
J’ai décollé du centre de tri à 9h30 ! D’habitue je suis dehors une demie-heure plus tôt… Faut dire que y’avais beaucoup de recommandé et qu’en plus de ça j’avais un mendat !

Les mendats c’est mal.
Les mendats sa demande de la concentration rien que pour ne pas perdre les sous. Ensuite il faut demander à la personne à qui il est adressé tout ses papiers pour vérifier que c’est pas un salaud de connard d’usurpateur.
Bref, faut être précis, sa demande de la patiente, sa demande aussi de l’intelligence sonore si par malheur la personne parle en franglais, en franspagnol ou bien encore en frangrébin ! Les mendats c’est des croutons et les mandatés de la soupe.

En plus ce mendat il était dans une résidence, une grande en plus, avec pleins de noms et donc pleins de petits couloirs sombres et tristes. Manquerai plus qu’on me demande de monter pour m’occuper du machin…

J’ai eu de la chance, la personne n’a pas répondu à l’interphone. Allez hop, avis, et zou j’ai disparu ! ( façon de parler bein sur, hein ;) ).

Je suis retourné dans la résidence du rat domestique.
En fait je pensais avoir oublié le nom du rat, mais ce n’était pas le nom du rat qui était marqué sur la feuille, mais le nom de sa “maîtresse” : Aurélie. Maîtresse pour rat, sa fait quand même moyen.
Je me demande si la bestiole a rebondit en touchant le sol..

J’ai rencontré une tuille cassée.
Dans les rues de Bordeaux faut faire gaffe à ce qu’il n’y ai pas de tuiles qui dégringolent des toits.
Une dame était arretée sur le trottoire, en face de la tuile pétée en douze, en train de regarder au dessus d’elle. Elle attendait peut-être qu’une autre tuille lui tombe sur la gueule. C’est vrai qu’habiter en ville sa pousse au suicide !

Mon pneux est sous-gonflé tient, moi qui comprenait pas pourquoi j’arrivais pas à rouler droit !.

En ville souvent il y à des camions de flic. et des fois Samu, des gens blessés grave ou pas.Un spectacle gratuit pour rmistes et pour les gens qui passent dans la rue. Faut vraiment être sacrément pervers pour aimer regarder le malheur physique des inconnus comme sa. Comme tous ses cons qui frênent tous pour matter un crash sur la bande d’arrêt d’urgence…

J’ai croisé une personne qui me pleurait de vérifier si j’avais pour elle une lettre de la C.A.F.
Une personne paumée de la 40 taine.
Le pire c’est que la dernière rue c’est presque que des gens paumés, pas de bol elle était dans cette rue.
Si sa se trouve La Fontaine était aussi un paumé.

N’empeche que demain c’est samedi, qu’il y aura encore moins de monde qu’aujourd’hui dans les rues, et que lundi j’ai une nouvelle tournée.
Il faut que je me repose de taper sur ce clavier pour dormir, demain besoin de force j’aurai !. Weee




Quatrième jour : Perdu 14 Juillet !

Le 14 Juillet le facteur ne travail pas.
Le facteur devrait regarder défiler les connards en bottes.
Pour ma part j’ai pas allumé la télé de la journée, pas envie de me bousiller la vue et de risque de tomber sur des imbéciles de militaires.




Troisième jour : Facteur domestique.

Et mince.
Beaucoup de courrier. Beaucoup. J’ai fini à 12h30 ! Il faisait bien chaud, le soleil tapait partout, j’ai mis 15 minutes à rentrer au bureau de poste tellement j’était ralenti !
J’ai quand même eu de la chance le type au C.A.P. ne m’a pas aidé aujourd’hui, il m’a seulement apporté tout mon courrier sur le bureau le matin ce qui fait que je n’ai pas eu besoin de faire le tour des casier de tri pour relever mes rues ! Sympa.
La seconde étape c’est qu’il ne m’aide pas pendant mon classement de rue ! Finalement j’ai eu de la chance, il m’a dit qu’aujourd’hui il ne”m’aiderai” pas sur ma tournée. Ouf !
J’ai réussi à classer mes rues moi même et tranquillement. J’ai pu vraiment vérifier bien tous les ordres de réexpedition sans me tromper.
En triant un nom m’a marqué : “Belakonnienne”. C’est le nom des habitantes de la fourmillière de Bel-o-Kan de les fourmis de Bernard Werber. C’est idiot mais sa m’a fait marrer pendant au moins 4 classement de rue.
Sa fait deux jours que je suis à mon poste de facteur ( quel jeux de mot… ), en soit les réexpedition je ne les fait pas totalement, disons que j’isole simplement le courrier qui doit être réexpedier. Normalement un facteur titulaire aprés avoir isolé le courrier met des petites étiquettes avec des adresses sur le courrier à réexpedier, généralement c’est plutot long et fastidieux. Sa fait donc deux jours que je ne fait pas mes réexpedition de courrier, et j’ai eu raison, parceque aujourd’hui ma case réexpedition était vite, donc quand je part en tournée on s’en occupe ! Alors tant mieux parceque normalement c’est pas dans mon contrat !

Rien d’interressant pendant le tri.
Finalement rigoler sur le nom de gens c’est marrant 10 minutes.
Je pleins les facteurs qui en rigolent toute une vie….

J’arrive assez tard aujourd’hui sur ma tournée.
En début de voyage j’ai une résidence, en poussant la porte d’entrée je remarque un petit papier à cadrillage accroché prés du bouton d’ouverture de la porte. Il y a écrit des choses sur ce petit papier punaizé, c’est écrit avec un feutre noir, comme un marqueur moyen pour écrire sur les cds pirates ( bouh! ).
C’est une femme, surement une jeune femme qui à écrit. Sa se voit quand même à l’écriture ce genre de chose, et puis bon au vocabulaire. Sinon c’est un hormosexuel qui écrit comme une nana, mais j’en doute. Bref, sur le papier il était écrit grosso modo :
“Perdu petit rat domestique. Il est tombé depuis le balcon du troisième étage sur celui du deuxième. Il est gentil, tout mignon et ne mords pas ! J’ai cherché partout, je ne l’ai pas retrouvé, il peut se cacher n’importe ou. Si quelqu’un le retrouve qu’il le mette dans la cage que j’ai laissé en bas de l’escalier du deuxième étage.”

Je me rappelle plus trop en détail du message mais c’était à peut près sa. Je crois même que y’avais le nom du “petit rat domestique”, mais je l’ai oublié.
En fait je voulais noter le message parcequ’il me faisait bien marrer, mais au moment de le noter quelqu’un est arrivé pour me parler.

C’était un type du foyer avec les noms en Mohamed Al Hamamamaziuaz.
Il voulait que signer le recommandé d’hier ! Enfin c’st la personne à qui j’ai réussi à trouver la boite et à laisser un avis de passage parcequ’il ne répondait pas à l’interphone.
Je lui ai gentillement expliqué que le facteur ne garde pas du jour au lendemain les recommandés pour les faire signer, et que si les gens ne sont pas là il faut qu’ils aillent le chercher à leur Poste la plus proche.
Il m’a ensuite demandé son courrier. On était encore bien loin du foyer ou il habitait, je lui ai dit qu’il devait attendre que j’y arrive. Il est reparti.
Je l’ai retrouvé devant le foyer. Il m’a emmené devant sa boite. Il m’a parlé de sa femme, disant qu’elle recevrai peut etre du courrier, mais que son nom était pas sur la boite etc… J’en avait rien à faire, pour moi dans ma tête si c’est sa femme elle à le même nom… En fait non, sa femme à pas le même nom, et en plus c’est un nom compliqué comme le cien… Bouarf, y’a des gens ils sont d’un compliqué !
Bref, si j’ai du courrier pour sa femme je voit pas comment je ferai pour m’en rappeller.
En plus il me reste que deux jours à faire sur cette tournée !
Alors Zob ! Quand t’as 15 personnes sur une tournée qui te font des demandes et te raconte le noms de leur famille tant pis pour eux, je fait pas l’effort alors qu’il est si simple de mettre les bons noms sur les boites.
Et voila, je réagit comme un facteur de métier !
Et MINCE !.

J’ai poirauté devant mon dépot.
La voiture avait oublié de le déposer.
Perdu 15 minutes.
Pas grave, y’avait moins de courrier dans la rue aprés le dépot, j’ai un peu ratrappé de temps.
Y’a une agence d’immobilier sur la tournée à un moment, ils ont bien pigés qu’ils avaient interêt à mettres des jolies filles pour vendre… parceque quand je vais leur donner le courrier y’en a, c’est wow !.

J’ai termé le plus rapidement et proprement dans la rue, la dernière, celle en plein soleil. Une rue qui cumule à elle seul deux bars. Une rue de poivraux et d’espagnols, au final de poivraux espagnols, la ville est aussi une concentration d’alcoolique. Au moins en campagne ce qui est bien c’est que c’est plus caché et plus éloigné, entre deux vomis en campagne tu peut trouver un chemin pour marcher, en ville je le garantirai pas.

Journée finite.
Le Tours de France de la sièste m’attend.




Deuxième jours : assistana !

Mon souhait d’hier c’est t’il réalisé ?.
Pas du tout.
Y’a pas autant de courrier, ni même moins, y’en à surtout beaucoup plus qu’hier !.
En arrivant à mon 7h moins 10 habituel je remarque que mon bureau est déjà plein de courrier et qu’en plus y’a quelqu’un en face qui met mon courrier en case ! Première joie de la journée, même si tout seul j’allais aller plus vite à ma mise en case, à deux si on m’aide sa risque d’aller au moins 4x plus vite !
Je m’avance de mon casier, je lance un “salut”. D’habitude j’aurai dit “yo”, sauf que le “yo” est plus familier, et quand je connais pas je dit pas “yo” !.
En réponse à mon “salut” j’ai un autre “salut”. Je regarde le type, il m’a pas l’air bien vieux, en fait il m’a l’air vachement jeune, je lui demande rien et je commence à mettre en case ma tournée à ses côté.
C’est lui qui entame le premier la conservation. Moi j’ai rien à dire, je suis contentré sur ma rapidité à mettre en case mon courrier. J’ai pas trés bien pigé ce qu’il m’a dit en premier, apparement il était content parcequ’il avait réussi quelque chose. Comme il m’avait l’air jeune je me suis dit qu’il était content parcequ’il avait eu son Bac. En fait non, c’était pas le bac, c’était son C.A.P. de facteur qu’il venait de réussir. Bref, ce type était un bon gros facteur de métier, le type qui allait passer sa vie dans un bureau de poste et qui était content de faire ce métier. C’est bien, il faut des gens motivés. Bref comme il était content, j’était aussi content même si je m’en interressait pas plus que sa.

En mise en case j’ai retrouvé ma rapidité d’execution de l’an passé, le casier je le connaissait, pourtant j’ai passé qu’une journée dessus. Lui ne connaissait pas le casier, il était juste ici pour m’aider. En fait comme il a eu son C.A.P. de facteur il attend apparement d’être nommé titulaire quelque part. En ce moment au bureau il a pas de tournée désigné mais aide à droite à gauche les jeunes qui bossent en estival comme moi.
Il ne connaissait pas le casier, il était donc d’une lenteur folle, à me demander souvent ou aller quoi. Il était génant comme quand on veut avancer et qu’on a du sable qui arrive dans la gueule. En mise en case j’ai donc perdu beaucoup de temps.
On à pas mal discuté parcequ’à un moment il m’a demandé quelques infos sur moi. Je lui ai dit que je faisait de la musique, du piano, bla bla bla… En fait c’était un ancien élève à mon prof de piano. Il connaissait quelques trucs sur la musique, alors on à essentiellement parlé de musique, c’était sympa et largement moins cons que de causer des résultats des Girondins alors que j’en ai rien à cirer !.

Le problème avec certaines personnes c’est qu’elles ne sont pas capable de faire deux choses en même temps. Ce type était sympa, il m’est apparu un peu simplet, en fait il ne l’était pas vraiment, disons que c’était un jeune comme on en ramasse à la pèle, qui aime faire la fête et pleins d’autre truc de jeune que j’aime pas faire. Donc il m’est apparu moins évolué ! Pourtant je suis un con !.
En fait son problème c’est qu’il ne pouvais pas causer avec moi et ensuite classer les lettres en même temps. Moi j’arrive à faire les deux en même temps, le problème c’est que je suis plus lent, parceque faire les deux en même temps c’est pas facile. Bref à 9h le classement des rues étaient pas fini.
On à fini de classer tous le courrier à 9h15.
Il est resté jusqu’au bout du classement à discuter avec moi. Mais mince, que c’était d’une lenteur, j’avais l’impression de trier le courrier avec mon grand-père !

Au moment de partir on m’a demandé si j’avais besoin qu’il m’accompagne pour m’aider sur ma tournée.
Comme je refuse pas de l’aide, j’ai dit oui, qu’il y avait des résidences avec pleins de numéros et que j’irai plus vite avec quelqu’un. Apparement il avait rien à faire aujourd’hui, alors autant le faire bosser, et si en plus sa peut etre moins fatiguant pour moi ;) .

Mauvais casting.
En acceptant qu’il vienne me filer un coup de main sur la tournée j’ai fait un bourde. Je m’était imaginé qu’hormis le fait qu’il soit lent au tri il pouvait être rapide sur le terrain.
Pas du tout, on s’est trainé sur la tournée, il ne m’a était d’aucune aide, et en plus on à passer du temps à discuter, j’avais mal à la voix :D .
La tournée était longue. longue.

Je suis arrivé au niveau du Foyer, du numéro que j’ai pas trouvé hier, et du courrier que j’ai donc rentré dans la boite du foyer cathodique d’à côté.
A l’entrée du foyer m’attendant une vieille dame, une “soeur”, qui m’a montré ou était l’entrée du foyer que je cherchais hier. En fait la veille je n’avais pas vu le système d’ouverture à cause d’une poubelle qui m’obstruait le dispositif de clef.
J’ai donc découvert les boites du foyer. Heureseument c’était des boites normalisées, et pas des boites de merde en bois avec des noms mal écrits dans une entrée qui pue.
Par contre, là ou c’était difficile, c’était au niveau des noms. Sur les boites pour moi y’avais un seul et unique nom : Mohamed Al hammadouilazimoul…
C’était pas des noms français et facile à lire genre “Dupon” ou “Ducon”. Quand on à pas la culture, et qu’on connais pas la langue c’est dur de différencier les noms. C’est comme quand on voit des noirs ou des asiatiques on à l’impression que c’est tous les même !
Bein ces boites m’on bouffée un bon quart d’heure pour peu de lettres. Le temps de trouver les bons noms, et surtout de vérifier. Rha… Ce foyer je le redoute déjà pour demain !
J’avais un recommandé pour un Mohamed, il était pas là, tant pis ! Mais il à du bol, j’ai réussi à mettre un avis de passage parceque j’ai trouvé quelle était sa boite ! Ouf !

Le reste de la tournée n’a rien eu de surprenant.
La dernière rue, elle est en plein soleil, c’est horrible.
C’est fou comme une lettre peut être réflechissant.

Enfin bon, demain j’espère que j’aurai pas le type au CAP qui m’aidera. Il est sympa, mais il est lent, et sa me ralenti.
Donc non non non, je préfèrerait avoir plus de courrier et être tout seul !.
Allé, c’est mon deuxième souhait de la semaine :D Si sa continue je vais en faire tous les jours !.




Je suis dessinateur de dessins rigolos à mes heures gagnées, vous trouverez une partie de mes dessins sur ce site. Une section est également dédiée à la photo, une autre de mes passions. Je suis également pianiste et organiste de jazz sur Bordeaux à mes heures perdues (page musique en dessous)



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