Premier jour : sur la route encore

En fait cette année j’aurais pas du travailler à la poste. Triste nouvelle, dire que tous le long de l’année j’avais rêvé de vélos jaunes la nuit ! Non, sans rire j’ai jamais rêvé de vélos !
Enfin bref, j’avais préparé et envoyé ma lettre de demandeur d’emploi au bureau de poste ou je bosse et une ou deux semaines aprés j’ai reçu un courrier de leur part. Stupéfaction :
“Cette année on vous prends pas” ( c’était pas écrit comme ça hein ;) ), et puis en bas de la page les “veuillez agrégé bla bla bla…”
Trés étonné j’était, et déçu aussi au passage, j’avais envie de retourner suer sur un vélo à travers cette magnifique ville étriquée et sale qu’est Bordeaux ! Et sans rire, j’avais vraiment envie ! Sur le coup je me suis dit que j’avais foutu la merde avec mon blog comme sa m’était arrivé précèdement avec un autre blog. Aprés je me suis dit qu’ils ne voulaient plus embaucher de gens qui n’était pas des enfants de facteurs, et encore aprés mais au moins 2 secondes j’ai pensé que c’est parceque j’avais peut être mal fait mon travail, ce qui n’est pas vrai, je sais que je le fait bien !

Donc mes débuts de vacances c’était dormir jusqu’à 11h, 12h voir des fois même un peu plus tard, mais comme la vie est pleine de rebondissement ce rythme de glandu s’est brisé un Jeudi soir suite à l’appelle de la poste au téléphone !.
Au combiné c’était le “petit BoSs”, le type que j’ai vu depuis le début que je bosse à la poste l’été, un type réglo qui fait bien son travail, qui doit aussi savoir que je fait bien le mien. Trés grossièrement la conversation c’était :
Moi : Allo ?
Petit Boss : C’est la Poste, sa te dirais de venir bosser ce mois çi, y’a une écatombe de congés maladies !
Moi : heu, oui bien sur.
Petit Boss : Tu peux à partir de quand ?
Moi : N’importe quand !
Petit Boss : Alors demain matin tu peux ?
Moi : Ok, je peut demain matin.
Petit Boss : d’accord alors demain matin 6h30, tu commences plus tôt, tu fait tes 35h par semaines et tu seras payé en conscéquence.
Moi : D’accord, alors à demain 6h30.
Petit Boss : A demainG.

Et voila, sur le coup je me suis dit que le lendemain j’allais encaisser assez mal étant donné que ma nuit les autres soirs avait commencée vers 2/3h du mat. Arg !

Finalement, à la poste les lettres de Refus c’est du bidon ! ( ne pas prendre ceci comme une généralité, dans mon cas, étant donné que j’y ai travaillé plusieurs fois il y a plus de chance pour que leur courrier de refus soient fictifs ! )
J’ai fouillé dans mes affaires, retrouvé le beau gilet bleu La Poste, celui de l’année passé que je n’avais pas rendu parceque :
1) j’ai pas envie, il à des poches pratiques.
2) j’ai transpiré dedans.
3) et je l’ai d’avance pour les années ou j’y bosse.
J’ai retrouvé deux cutters quelques stylos bic et je les ai placés dans une des poches du gilet.
Le soir j’ai essayé de me coucher à 23h j’ai pas réussi, je me suis endormi vers 2h du mat.

5h30 : le lendemain le reveille sonne.
Putain de boulot, sur le coup j’ai pas envie d’y aller, les facteurs c’est tous des cons, le gilet il est laid, et je vais en chier sur un vélo sans freins ! Heuresement une douche hannille toutes ses mauvaises pensées !
Parceque sa fait bien de le dire : j’enfourche ma bécane et je fonce au bureau. Ce qui n’est pas vrai parcequ’il pleuvait ce jours là, donc j’ai pris la quatres roues.

6h22 : arrivée au bureau de poste.
Et tout s’enchaine trés vite, faut dire que c’est la trois ou quatrième année que je fait ce boulot l’été y’a plus besoin de faire tout un cérémonial, je croise le Petit Boss qui m’envoi vers la tournée à remplacer.
Moyennement content c’est une tournée que je ne connais pas. La veille, aprés le coup de fil je me suis dit que j’allais surement faire une tournée en doublure avec un autre facteur pour l’apprendre vu que la Poste m’avait contactée en millieu de semaine. Et bein non ! Pas de doublure pour aujourd’hui, une tournée toute neuve, inconnue, et tu te démmerdes ! Pour le coup j’avais vraiment l’impression d’être présent pour une remplacement…
Heuresement le chef de secteur était là. C’est un type que j’ai croisé l’an dernier une fois, dans le sens ou j’ai fait un semaine de la distribution dans son secteur. C’est un type pas chiant et qu’a pas un humour lourd. Il m’a parlé de la tournée et m’a aidé à mettre en case ce qui fait qu’a 8h40 j’avais tout fini. Merci pour l’aide, quand on redébarque à la poste au bout d’un an y’a des habitudes de trie qui se perdent.
Pour ceux qui débarqueraient ici par une inadvertance tout à fait fortuite ( wow ) et qui se demandent de quoi je cause alors il faut aller lire les anciens posts de l’année précédente dans lesquels j’explique comment ça se passe à la Poste pour un facteur.

Vu que mon introduction prés de mon casier de trie est allé trés vite j’ai dit bonjour à personne en rentrant.
D’ailleurs, comme je l’ai sûrement dit dans d’autres posts, ce qui me gonfle le plus, du moins pour moi c’est de devoir redir bonjours à tous le monde…. Mais cette année sa s’est bien passé, sa fait quand même la trois ou quatrième année donc je me transforme en meuble d’été, les gens me reconnaissent et voila c’est tout !.

Aprés un premier tour de ramasse du courrier à mettre dans le casier de ma rue j’ai eu l’impression qu’il y avait de nouvelles personnes, et des personnes en moins, notamment le facteur qui m’avait vendu mon cheval mécanique, dommage je lui aurai bien confirmé qu’il roulait toujours trés bien.
Le jeune gars sympa mais pas super productif de l’an passé ( je crois que c’est le post nommé “assistanat” ) n’était pas dans le bureau, tant mieux peut être qu’en lisant mon blog il aurait fait la gueule, et j’aurais pas voulu “m’engueuler” avec lui. Y’a deux ou trois nanas dans le tas que je connais pas, je crois que y’en à deux qui sont saisonnières comme moi. Ce ne sont pas des canons de fantasme ( moi non plus hu hu hu ), mais bon on est pas la pour parler de cul, y’en à bien assez à la télé sur les chaines gratuites coincées sur les premiers boutons d’une télécommande.

8:40 : départ du bureau, en route vers la tournée !
Ma première mission Postale est donc aux alentours de la gare, dans ses quartiers que je trouve un peu “pourris”, mais à regarder plus largement je crois qu’en ville je trouverai beaucoup de choses “pourris”…
Sur mon trajet il y a l’obstacle du facteur qu’en chie sur un vélo : le pont de la Gare St Jean, ArG ! Pour un sportif cet obstacle est risible, pour moi il ne l’est pas. J’arrive quand même à le passer, je suis pas non plus trop un mancheau même si je me traine sur mon vélo jaune.
Vélo jaune qui cette année ne me permet pas de me déplacer en danseuse ce qui est fort dommage. En fait ce vélo est exterieurement en bon état contrairement aux autres des années précédentes. Les pneux sont pas à plat, les freins fonctionnent, les poignées ont encore tous le caoutchouc et la selle ( celle ? sell ? sèle ? Flemme de dictionnaire ) est confortable et pas machée. Car il faut savoir que par moment on peut se demander si certains personnes ne machent pas les celles de vélos ! Autant manger son bras c’est plus calorique. Ce que je voulais dire c’est que ce vélo n’a qu’un seul défaut c’est qu’il est bloqué sur ses deux premières vitesses et qu’il faut donc se taper tout en moulinant. IL est pas bien réglé et j’ai pas envie de regarder, et puis en plus je sais pas régler le dérailleur d’un vélo.
Donc ce pont daubique de la Gare St Jean, je l’ai monté en moulinant, impossible de le faire en danseuse, bouarf, rude, rude !…

“aprés le pont c’est la rue juste en face” Qu’il m’avait dit le chef de section.
Niet ! La rue juste en face c’est pas la bonne. Je demande à une femme qui est en train de monter dans sa bagnole, et par chance elle m’indique la rue !! Ceci est extremment rare, chaques fois u’on demande des renseignements sur des rues les gens soit ne connaissent pas soit ne sont pas de la ville. Cette fois ci elle connaissait cette dame, et elle m’a donc redirigé sur ma bonne rue.

J’arrive au coin de ma BONNE rue.
Et là, un petit malaise ( mais c’était seulement psychologique ), une bagnole à un feux, une nana dedans. Y’avais déjà pas mal de soleil, sa tapait déjà bien, peut être que ma vision était tronquée, mais cette nana j’ai cru la reconnaitre, c’était une fille que j’avais eu dans ma classe au lycée, un espèce de fantasme trés beau. Et bein là, dans cette voiture, il était là ce fantasme, avec des cheveux plus long, plus beau. ARg ! Elle m’a regardé, sauf que pas vraiment de réactions.
J’aime pas re-rencontrer, ou re-croiser des gens que j’ai décidé d’enterrer dans ma tête. Certes cette fille c’est un bijoux visuel, mais bon je l’ai tout de même enterrée donc sur le coup content et pas content. Enfin c’est difficile à expliquer, et c’est pas grave elle était dans sa bagnole et moi sur un vélo avec la tête pleine de goutte de sueur !.

L’épisode se termine, il faut bien que le feux passe au vert.
Je commence ma première rue, ou plutot mon premier côté de rue. C’est une rue magique exposée plein soleil avec que des numéros qui se suivent, c’est extremement pratique les numéros qui se suivent.
Rien à noter dans cette rue, y’a rien de drole.
A un moment j’ai du courrier pour une boite, j’arrive à la facade du batiment d’entrée, y’avais une boite au mur, je me dit que je vais sonner et entrer pour me présenter et dire que je suis le remplacent.
Je sonne, je rentre avec mon courrier, deux nanas en train de boire un café : “bonjours je suis facteur remplacant”. Et là, j’ai l’air d’un con, et je l’ai compris rétroactivement, ma phrase était vraiment naze, j’ai oublié le “le” dans “je suis LE facteur remplacant DU FACTEUR HABITUEL”, et du coup les nanas on dit “bonjour Mr Facteur Remplacant”, j’ai dit que je venais voir comment c’était et pour qu’elles sachent que c’était un remplacant parcequ’on est jamais trop prudent si y’a des bourdes. Je dit au revoir, réponse : “au revoir Mr Facteur Remplacant”. Sur le coup j’entend rien. Je ressort, remonte sur mon vélo et là “Merde”, elles se sont foutues de ma gueule à m’appeller Mr Remplacant. Rha, bordel, je me dit que demain j’y retourne et que je prend ma revanche.

La tournée se déroule normalement.
Il fait chaud c’est l’été, avec son lot de jolie filles. Un jolie fille sur un trottoire, je passe, je l’entend causer avec un autre gars, et là je me dit que c’est certes jolie mais quesque sa à l’air con ! Et oui, c’est attif comme présentiment mais merde, qui n’en n’a pas !. Les jolies filles sa frenne le facteur dans sa tournée, du coup il peut arriver à rater la boite aux lettres d’un client.

Naturellement j’ai eu dans le lot de cette tournée au moins une petite rue mal foutue défoncée et piétonne avec des boites à des auteurs différentes, bref comme des dizaines de rues à bordeaux et ailleurs. Une petite rue avec aucune idée, qui pourrait si on la forcer ressembler à un bidonville dans le sens ou tout parait disparate et sans unité. Une petite rue qui prend du temps parceque t’as pas envie de t’y attarder et que t’as envie de bien faire ton boulot pour pas avoir à faire à la population locale parcequ’à force tu te dit que dans ses petites rues bizarre il y à des gens bizarre !
Zou, elle est faite, on continue sur la grande !

Dans d’autres rues j’ai croisé des gens qui apparement m’on fait comprendre que j’était le remplacant du remplacant qui remplaçait un remplaçant. Avec toutes ses cédillles je sais plus quoi choisir.
Bref, cette année pour ce premier jours je remplace VRAIMENT un facteur qui est peut-être le votre.

La tournée se fini sans encombre, rien à noter.
Je retourne au bureau sans vitesse à mouliner comme un dingue sur mon vélo.
Toutes mes réexpeditions ont étaient faites par le chef de section, pratique je gagne de l’avance sur le repas de midi.

Je rends mes recommandés, prends mes clics et mes clacs.
Quitte la batiment, monte dans le quatres roues, met le contact et disparait…




Reprise du service ! Woot !

C’est l’été, et je resigne comme facteur pour trois bonnes semaines.
Aprés la sièste quotidienne un nouveau billet sur le blog !. ( à partir de Lundi hein ;D ).

( Et si j’ai le courage et que mes doigts ne mettent pas trop de temps à se dérouiller peut-être que j’illustrerai le Blog. )

Bonne journée ! Wee.




La suite trés bientot ;)

En ce moment je me repose d’un grandiose mariage familiale.
Repos n’est pas un vain mot.
Avant mon présent repos il y a eu une longue préparation. Le genre de préparation qui vous dégouterai presque de l’envie de vous marier ! ;)
A moi maintenant de rattraper le retard de ce blog et de completer les jours manquants.
La suite trésss bientot, et surement sous forme de souvenirs ;)

Wow !
Je reprend petit à petit contact avec internet, avec le monde et aussi avec la factrice robot qui passe chez moi tous les jours vers 11h.
En regardant mon email, un copain m’annonce que je suis dans la séléction blog de l’espace multimédia de Télérama. Sa se passe ici : http://multimedia.telerama.fr.

Je reprend le texte de présentation, parcequ’il m’a beaucoup fait rire.

“Michaël, 21 ans, facteur remplaçant estival, raconte longuement ses tournées à vélo. Un nouveau genre de blog, en attendant de lire le carnet d’un saisonnier cueilleur de pommes ou celui d’un menutentionnaire intérimaire.”

C’est la première fois que je suis annoncé quelque part, enfin pas vraiment, ce que je veut dire c’est que c’est la première fois que je suis annoncé sur une page “importante”.
L’importance étant déterminé ici par le nombre potentiel de visiteurs, et je pense pouvoir dire sans trop me tromper que le multimedia.telerama.fr est bien plus visité que mon site qui lui n’est en soit référencé manuellement null part. Du strict point de vue des chiffres que je subodorent grands le site de Télérama est important. Alors Google est aussi important, et moi maintenant surement…
Si je me met à avoir au moins pendant 4 heures beaucoup de visiteurs par rapport à ma moyenne normal, alors je serai enfin quelqu’un d’important.
Je pourrai me venter de mon statut d’exeption auprés de mes amis qui s’en contrefichent et je pourrai infester et raturer mon site d’une page de publicité google !
Ce que je vais surtout réussir à faire c’est à “emballer” une fille dans de la soie. ( C’est mieux qu’un sac de jutte ( orthographe :| ) de La Poste… )

Je vois déjà le tableau :
Une table ronde, moi et une jolie fille. Regard perçant mais pas effrayant, droit dans de beaux yeux ( bleus ), et ma première phrase qui se construit intra-cerveau en même temps que le tours de préstidigitation de mes oriculaires.
Paf !
Elle sort de ma bouche, ma langue, et se bouge pour se faire entendre :
“Tu sait, j’ai pas du tout l’habitude de me venter, mais tu sait que j’ai inventer un “nouveau genre de blog”.”

Et là, c’est sur que je la ramène avec moi !
La parole de Télérama est juste, la nouveauté continue d’exister même aprés nos millions d’années “d’évolution”. Je suis quelqu’un de génial, j’ai réussi à inventer un “nouveau genre”, je suis génial, génial, génial, gerbant.
Qui va croire ça.
Qui arrive de nos jours à inventer réellement sans répéter l’histoire ? Déjà je ne voit pas trop qui actuellement, en même temps avec ma culture TF1 je ne risque pas de savoir !
Pour ma part, et ça je le sait, je n’invente rien, et je ne crée surtout pas un nouveau genre, j’écrit simplement.

Je me marre bien sous mon néon Catholiqurama.
Je pourrai raconter cette histoire à la prochaine jolie fille qui sera assise à ma table.
Merci Télérama, tu oeuvres pour la bonne cause, tu permet à des gens de prendre ( peut être ) plaisir à me lire ( ce qui sincérement me fait énormément plaisir ) et en plus tu m’ouvres l’horizon pour de nouveaux sujets de conservation avec mes collègues facteurs.

Et pour revenir à mon nouveau statut de personne Importante, Génial et géniteur d’un nouveau genre, pas de chance, je n’ai aucun chiffres ni même aucunes statistiques.

Finalement, jamais je ne saurai si j’ai un jour été important.
Je peut donc essayer de redevenir ( ou de devenir ) quelqu’un d’humble, qui désire simplement vivre heureux, et être fière de travailler à la poste l’été et de cotoyer les facteurs qui minent de rien me font penser que dans la vie tous le monde n’est pas perdu. ( violons ).

C’était un soliloque d’été, celui d’avant la reprise de quelques souvenirs de mes derniers jours à La Poste et des réminissences de mes années précédentes de facteurs.

Désolé pour l’orthographe, ma grand-mère fait la gueules.
Fatigué, le sommeil me tire.
Bonne nuitée, et à plus.

C’était un court message de chez moi, ce Mardi 9 Aout.




13iem jour : woot woot

Si tous mes jours de poste étaient identiques à celui-ci je signerai pour y bosser !
Vous l’avez surement saisi, aujourd’hui le courrier était un chouilla absent ce qui m’a permi de finir à 11h30, ce qui est fort agréable. Moins de courrier, moins de recommandés, bref c’est bien.

En plus, le Samedi à La Poste il faut aller vite, il faut rentrer à 12h30 au plus tard, au dela il n’y a plus personne ! Le Samedi c’est précieux, tellement que c’est le “petit_boss” qui comme tous les ans m’a rappelé qu’il fallait que je rentre tôt !. Sa m’a énervé, je sais trés bien qu’il faut que je rentre plus tôt !

Le vélo c’est presque tout dans le moral, et ce matin du moral j’en avais ! Le long du trajet j’avais les jambes comme du bois, j’ai du faire du bon 30 de moyenne malgré mon vélo chargé comme un mule ! Le “petit Tourmalet” ( trés exagéré ) je l’ai monté en une passe sur mon gros plateau, c’était wow.
Comme il y avait peu de courrier dans l’ensemble j’ai réussi à tout charger sur mon vélo sans faire de dépot. Je sais quand même pas si il y a moins de courrier, ou si alors ils filtrent l’ensemble pour qu’il y en ai moins le Samedi. Je penche plutot pour la seconde solution…

Essouflé quand même un petit peu, j’arrive à ma première rue pavée. Je l’expedie en 15 minutes, c’est facile vu que presque tous les commerces sont fermés !
En fin de tournée, dans mes derniers numéros un type s’approche de moi avec un avis de passage. Il a eu de la chance de m’avoir trouvé, je lui fait signer son recommandé… Le type était super content, c’était un permis de conduire qu’il attendait, il m’a dit de faire gaffe au Shit quand je conduit, parceque lui il s’est fait arrêté et contrôlé positif au shit… Mis en boite 24 heures, amande, suspention de permis, bref la total. Je lui ai dit que sa tombait bien, je ne fume pas et je bois pas. Alors, Zob !

On a voulu m’entuber dans un banque. Pourtant l’entubation c’est plutôt du côté d’un hôpital qu’il faudrait la trouver… Mais non, là c’était la Bnpé de la Murje !
Je rentre dans la banque, ils avaient des recommandés à signer. Je repousse la porte d’entrée, je m’approche d’un “stand”, je donne le courrier à la jolie hotesse et Celle-ci me demande si je ne peut pas Lundi apporter des Recommandés parcequ’ils n’en n’ont plus. Consciensieument je dit que oui, je verrai au bureau… Je me dirige ensuite vers les bureau des conseillers, premier bureau, apparement une personne plus qu’un conseiller me signe mes recommandés. Elle me reparle des Recommandés qu’ils voudraient avoir, moi je ne sais pas ce qu’ils me demandent, elle me note sur un papier pour que j’y pense, je lui demande alors si d’habitude le facteur titulaire lui apporte ces recommandés, elle me répond que “oui”. Elle n’est mine de rien pas trés convainquante dans son “oui”, moi j’ai des doutes, je demanderai au bureau ce que c’est qu’apporter des “boites de recommandés” chez les gens.

La tournée se fini sans surprise.
Je rentre aussi vite que je suis arrivé, le moral à bloc, le week-end est là !

Arrivé au bureau je trouve un facteur, je lui parle de mon histoire de recommandé à apporter à la banque parcequ’ils n’en n’ont plus. Il m’explique que la boite de recommandé qu’on m’a demandé d’apporter c’est comme une poche d’envelloppes sauf qu’à la place d’envellopes il y à des accusés de Receptions.
Il trouve étrange que la Banque me demande ça, et moi aussi vu que je sais pas ce que c’est ce machin… Il me dit de ne surtout pas avancer d’argent, je lui répond que moi j’en ai rien à faire, que j’ai rien à avancer, et qu’en gros leur histoire d’argent ne me regarde pas ( ce qui est vrai ). Parceque les accusés de récéption c’est pas gratos, à la banque on m’a pas parlé de sous !

Au final, l’histoire c’est qu’on à voulu se servir de moi pour avoir des recommandés gratos.
J’aime pas quand on se paye de ma gueule. J’ai bien eu confirmation que la Banque ne demandais jamais au facteur titulaire des boites de recommandés ! La semaine prochaine je me ferai un plaisir de leur dire gentillement de s’en occuper eux même de leur recommandé. C’est une banque, on peut vraiment faire confiance à personne. Bref, la Bnpé Ariba, c’est des grosses quiches de cons…




Douzième : planqué dans une résidence je…

Waou !
Dans ma tête j’ai une journée qui est passée à l’AS. Je suis fatigué, cet aprés midi je me suis pas reposé et ça empèche ma mémoire de remonter jusqu’à hier.
Parlons d’aujourd’hui.

Aujourd’hui, comme la journée d’AS d’hier il y a eu beaucoup de courrier. Je me souvient maintenant qu’hier personne ne m’avais vraiment aidé dans mon tri de case, j’ai eu pour résultat d’arriver dans les deux derniers au bureau, il devait être 13h.
Par contre aujourd’hui j’ai eu de l’aide et de la liberté en ce qui concerne mes liasses. J’ai enfin réussi à faire des liasses à peu prés potable, je suis toujour lent pour les faires mais sa va en s’améliorant. J’ai maintenant moins de fils qui volèttent comme une ora ( je sais pas l’écrire, faudra que je vérifie ) autour de mon vélo.

C’est la première fois sur cette tournée que j’ai réussi à organiser correctement mon tri et donc à optimiser mon trajet à vélo. J’en ai fini avec les allé-retour dans une même rue. Au tout début, comme je ne connaissait pas la tournée il m’est arrivé de faire un bout d’une rue, puis de me déplacer à l’opposé pour finalement aprés quelques numéros revenir au millieu ! Bref c’était le bordel complet, rien n’était optimisé et logique. Si on m’avait filmé j’aurai donné l’impression d’être un facteur alcoolique des pays de l’Est qui ne comprend rien de l’endroit ou il se trouve.
Des recommandés j’en ai eu, une bonne vingtaine, sauf que j’ai trouvé une simple parade pour pas passer mon temps à les regarder.
Quand on est en tournée, qu’on est pas trés doué ( comme moi ), qu’on ne connait pas les rues et les numéros ( comme moi ), alors on passe son temps à regarder sa petite pochette de recommandé pour vérifié si on est pas au bon numéro. Maintenant quand au bureau je reçoit mes recommandés je notes les rues et les numéros sur un papier, comme sa plus besoin de me gonfler à toujours ouvrir ma pochette de recommandés pour voir ou j’en suis. J’en fait signé un, j’en avise un, peut importe, je prend ma petite feuille et je barre les numéros. Hop.
Finalement quand on est pas trop trop mal organisé 20 recommandés sa passe.
On m’a demandé à un moment si je pouvais pas rapporter un recommandé que l’ont m’avait fait avisé ! C’était une école maternelle qui m’avais la veille demandé d’aviser un recommandé. Aujourd’hui j’arrive et on me demande si demain je peut pas le ramenner parceque finalement ils se sont trompés et qu’ils veulent le signer.
Nawak ! Les recomandés quand c’est avisé sa part directement, sa reste pas au bureau. Tant pis pour eux !
Je leur ai quand même dit que je verrai au bureau si je peut pas récupérer leur reco pour leur rapporter demain Samedi… Stupide comme réponse étant donné que Demain il sera plus au bureau !

Avant que je ne décolle du bureau pour aller vers mon vélo et la tournée il y avait encore dans le bureau, du moins dans ma rangée le Facteur C.A.P. On ne l’avait pas aidé pour le tri ce qui fait qu’il était un peu à la bourre par rapport à moi. Quand j’eu fini de pré-remplir mes recommandés ( c’est à dire de remplir à l’avance les avis de passages ) le facteur C.A.P. m’a demandé de l’attrendre pour qu’on parte ensemble. J’ai pas voulu attendre, il avait pas encore placé le courrier dans son vélo, et la dernière fois que je l’ai attendu il à mis un peu de temps à cette étape, surement d’ailleurs parcequ’il n’est pas encore trés organisé. Finalement je dit sa, mais moi et l’organisation. Bref, je lui ai dit que je préférait ne pas l’attendre parceque j’avais beaucoup de courrier et que j’en chiait.

Je suis parti tout seul vers ma tournée et c’est bien mieux.
Même si il est sympa le gars j’aime bien qu’on me laisse tranquille quand je part.
Facteur c’est bien quand on te fout la paix.

Hier mon vélo était sacrément dégonflé.
La première fois, lors des premiers signes de dégonflage j’ai usé d’une pompe classique, d’une pompe qui demande des efforts au bras pour au final ne gonfler que trés peu. Hier, j’ai usé du compresseur, le gros machin noir qui fait plein de bruit mais qui peut gonfler un vélo jusqu’à l’explosion.
J’aime le compresseur, sa va vite et c’est facile à utiliser !

Avant de décoller du bureau le “boss” m’a demandé de vérifier si une personne n’était pas morte ! Et oui, facteur c’est aussi un travail de pré-pompes funèbres ! C’est la première fois qu’on me demande de vérifier si quelqu’un est encore en vie !

Hop, je décolle de ma tournée.
Au final la matinée de tri n’était pas horrible, j’ai regonflé mon vélo, j’ai réussi à organiser super-bien mon trajet, on m’a laissé la mission de vérifier la vie ( le ping ? ) de quelqu’un, et j’ai éviter de faire mon trajet avec quelqu’un ! Quelle associal me direz-vous ! Non, non, mais le matin quand j’ai sommeil j’aime pas discuter, et j’aime pas réfléchir pour chercher des sujets de conversation ou faire semblant de m’interresser à quelque chose…

J’arrive enfin à ma première rue. Premier constat : il fait chaud, déjà trés chaud !
Le compte à rebour commence, il ne me reste plus que deux heures trente avant de rentrer !
Cette première rue est vraiment immonde, les pavés, c’est vraiment l’arnaque ! J’ai plus péné qu’hier sur les pavés, en fait un vélo dégonflé est beaucoup plus agréable à conduire qu’un vélo gonflé ( du moins sur des pavés ).
Dans cette rue il y a presque tout pour les fans de la ville. Il y a un lycée, une maternelle, une crêche, un bar, un traiteur, une boite de fruit, des trottoirs avec de la merde et des pavés.
Punaize, la ville c’est vraiment le pied.
La seule chose que je trouve sympa à cette rue, et encore sa doit être qu’à deux moments dans la journée, c’est le passage de certains jeunes mamans qui amènent leurs gosses à la crèche. Par moment y’en à des jolies qui donnent des torticolis au facteur.

Le passage devant le traiteur donne faim, sa sent la bonne charcuterie, il n’y a pas de vent, donc c’est pas entre-coupé d’une odeur de merde qui rode souvent en ville. Je suis sévère mais c’est souvent le cas.
En parlant d’odeur, dans ma seconde rue, il y a un passage qui sent le mauvais déodorant urbain. Une femme et son gosse traversent la rue, j’entend dire par la femme “sa pue ici” ( avec un accent noir caractéristique d’ailleur ). Je me retourne je dit en rigolant “en effet”, et la femme esquisse à peine un sourir, continue à marcher, tourne la tête de l’autre côté et crache !
Les gens sont des porcs ! Il trouvent que leur ville est dégueux, et en plus ils crachent comme des sportifs, ou des jeunes cons ( comme c’était la “mode” quand j’était au collège )…. C’est triste.
Je le répette : la ville sa craint !.

Résidence.
Mince j’ai déjà vu cette même lettre hier. Et mince, elle me gonfle ! La Factrice qui m’a aidé pour cette tournée ( surtout au début ) m’a replacé du courrier que j’avais ramené au bureau parceque je n’avais pas trouvé les noms !
J’ai l’impression qu’on ne me fait pas confiance, si je ramène du courrier d’une résidence ou il y à 10 boites c’est bien parceque je ne voit pas les noms !
Pas étonnant qu’à la fin de ma tournée je revienne au bureau avec plein de courrier pas distribué parceque j’ai pas trouvé les personnes. Le nombre de lettres et de pubs qui n’aboutissent pas à leurs destinataires est assez important. Entre les gens qui déménagent, ceux qui ne mettent pas leurs noms sur les boites, et les pubs le monde est pas prés de se redresser. Aprés il faut que des personnes fassent des campagne pour le bien de la planête… Il y a tellement de choses à revoir pour arrêter de faire n’importe quoi. Tout ce papier imprimé qui ne sert à rien, toutes ces pubs inutiles vont nous tuer.
Le système est à revoir, le concept de la ville aussi.
Tout est à revoir, mais le monde est trop con et court tout seul trés rapidement à sa perte…

Je suis un rebelle.
Je me planque dans une résidence, et planqué dans une résidence je pête !
Un de mes jeux sympathiques consciste à, si j’ai envie de lacher un gaze, de me retenir jusqu’à une résidence et de dégaser à l’interieur. Et bien, je peut vous dire que le pet en Résidence, c’est le luxe ! Au moins aussi bien que de peter tranquillement au fond de son lit ! Le mieux est de trouver une résidence à l’odeur “neutre” ce qui difficile, car soit sa pue la merde, soit sa empeste le citron ! Plus la résidence est d’une odeur “neutre” plus le pet prendra de l’importance et plus vous aurez envie de peter !.
Le pet sa décompresse et sa montre que je suis un rebelle, et que moi, les armes bacteriologiques je me les fabriquent sans google.

Dernière rue, dernier côté, derniers numéros.
J’ai des banques. Dans les deux banques, au gichet il y a des boulots d’été, que des filles, et elles sont toutes jolies, c’est un plaisir ! Moi je rentre avec ma gueule de voleurs et mes cheveux décoiffés. Je doit faire peur !.

J’entre dans un boutique de cosmétique, un truc pour le visage.
Je suis dans le quartier noir de Bordeaux.
Personne dans la boutique.
Quoique si, il y a une personne, et elle est tout au fond, couchée sur un sorte de lit. C’est une boutique tenue par une grosse femme noir. Elle est habillée avec une grande toge de couleur vive, elle à des mini rasta, et elle se repose sur une sorte de lit au fond de sa boutique.
Manquerait plus qu’un 50° degrés à l’ombre, des huttes, du rythme et on y est !
Moi aussi j’ai envie de faire la sièste !

Et c’est le moment d’y aller…




Dixième jours : Interdir c’est mal !

“Interdire c’est pas Démocratique !”
Cette phrase m’a fait interieurement marrer pendant toute la durée de mon tri de rues. Le grand penseur et “parleur” de cette phrase c’est le Facteur C.A.P. Il discutait avec un autre facteur par trés loin de moi, j’ai entendu parler d’enfants, que le facteur machin il interdisait quelque chose, et c’est pour sa que le Facteur C.A.P. à sorti : “Interdir c’est pas Démocratique” “en Démocratie on interdit pas”.
On va dire que c’est un no-comment d’une chaine d’info en continue.

On m’a encore fait mes liasses ce matin, résultat je m’y suis pas retrouvé comme il fallait dans ma tournée, j’ai un peu perdu de temps. Heuresement il n’y avait pas beaucoup de courrier aujourd’hui, juste un peu plus qu’hier.
Le voisin de facteur m’a dit de faire un dépot même si je peut tout prendre sur le vélo. Résultat j’ai fait un dépot de trois petits paquet de lettres, au moins comme me disait mon voisin “comme sa le type qui s’occupe des dépots perdra pas l’habitude”. Je crois qu’il à raison, la semaine dernière j’ai attendu mon dépot, le gars qui s’en occupait avait oublié surement parcequ’il n’en avait pas eu beaucoup dans la semaine !

Mon voisin de facteur est plein de sagesse, sa me fait bien rire.
Il est pas énervant, il parle pas trop, il parle pas de foot, et il m’a appri comment faire des jolies liasses.
Apparement en discutant avec lui j’ai réussi à savoir que le facteur que je remplace est un tantinet lourd. Il parle trop, et il s’enerve, et tous le monde l’entend dans le bureau. En effet tous les ans je l’entend, il fallait bien que je le remplace un jour.
Il y a doubles vacances, en première pour le facteur que je remplace ces deux semaines, et en seconde pour mon voisin de facteur qui se repose du facteur que je remplace.

On m’a pas aidé à mettre en case ce matin, ni même la factrice qui m’avait assisté au début, ni même mon voisin. Je pense que mon voisin de bureau ne m’a pas aidé parcequ’il suivait sa stratégie de sagesse ou l’apprenti doit apprendre à en chier tout seul pour connaître son casier même si celui-ci n’en à rien à faire parcequ’il va rester que deux semaines.

…. La suite demain ou plus tard parceque je doit partir faire de la musique ;)

Edition du lendemain : Finalement je sais plus quoi dire ;)
Faudrait que je note sur un papier !




Neuvième jour : plus de clefs !

J’ai perdu mes clefs.
Le matin je vais ( quand il fait beau ) au bureau en moto, sauf que contrairement aux autres matins je suis arrivé sans clefs dans le contacteur !.
J’ai perdu mes clefs, elles peuvent être n’importe ou sur mon trajet estival ! Le garagiste m’a expliqué que sa lui était déjà arrivé ce genre d’affaire et qu’il avait eu à regretter deux jeux de clefs ! En fait, le “newton” qui est le système de contact ou on met la clef fini par prendre du jeu avec l’âge, le mien est âgé et c’est comme sa que j’ai perdu tout mon trousseau ! Heureusement j’avais un double du contact ! La solution serai de changer le Newton, mais bon sa coute 1000 balles ( anciens francs ) , alors j’ai décidé de m’y prendre autrement et d’attacher ma clefs de contact à une chainette en alluminium que je fixe sur le guidon de la moto, comme sa au moins si sa tombe sa reste tout de même accroché !.
Ce qui est vicieux dans ce genre de problème c’est que même si la clefs se barre le contact reste et c’est bien pour sa que je me suis rendu compte de rien.

Tout sa pour dire que mes affaires de postiers, c’est à dire mes clefs, mes badges, mes stylos et aussi mes papiers m’étaient inaccessibles car enfermés dans le top-case de la moto.
Les facteurs comprenaient pas trop mon problème de clefs, y’en à deux qui on cherchés au moment du “tri des rues” pour voir si j’avais pas fait tomber tout simplement mon trousseau en arrivant.
Que dall, j’ai bien tout paumé en route.

J’ai du demander des clefs et des badges de rechanges au “petit_boss”, j’ai d’ailleurs eu l’air un peu con avec mon histoire de clefs qui s’évapore. Le “petit_boss” à ouvert une armoire et en a sorti une petite boite en carton. La boite était compartimenté et dedans se trouvais les clefs, pour ma tournée j’avais besoin de l’une J et d’une T, clefs qu’il m’a donné !.

Ce matin il pleuvait un petit peu, j’avais revêtu ma combine de pluie moto en arrivant au bureau me disant que j’y couperai pas sur ma tournée et qu’il vallait mieux prévoir. J’ai pas gardé ma combine pendant mon tri de rue, trop chaud, je l’ai virée et j’ai pu commencer à trier tout mon bourrier.

A ma place, aprés avoir trié plusieurs lettres j’ai pensé que je n’avais pas de stylo. Dans cette situation sa ne servait à rien que j’aille demander au “petit_boss” car à La Poste c’est pas la foire aux accessoires, les seuls materiels qu’on m’a donné c’est les deux tee-shirts jaune-pisse et un petit veston la poste et un vélo à moitié fonctionnel ! C’est mon voisin de facteurs au bureau qui m’a preté un stylo, heuresement il en avait deux sur lui !

Aux niveaux des accessoires à la poste il y a pour le remplacent d’été :
- Des tee-shirt jaune-pisse.
- Un veston avec 4 poches dedans.
- deux clefs, ou trois et un badge en option ( badge pour ouvrir les portes, pas un insigne de flic ! ).
- Un vélo moyennement confortable.
- Le vadé-mécum du facteur ( voir jour précédent, ou avant-précédent je sais plus trop ).
- Un contrat en deux exemplaires.
- Beaucoup de ficelle.

Personnellement il faut se fournir :
- Un cutter si tu sait pas faire une liasse ou la couper.
- Quelque chose pour accrocher les clefs qu’on te donne.
- Un vêtement de pluie.
- Du courage
- Un humour “large” si tu veut pas passer pour un associal dans le bureau et que tu veut te faire des “copains”.
- Une pompe à vélo ( au cas ou ).
- De quoi réparer le vélo ( au cas ou ).
- Plusieurs stylos parceque quand il flotte y’en a la moitié qui marche plus.
- Savoir freiner avec les pieds si les freins sont cassés.

Il faut quand même beaucoup de chose.
La Poste comme je disait c’est pas la foire aux accessoires, franchement ils pourraient faire deux trois efforts, notamment sur les stylos, ou alors prêter d’office quelque chose pour la pluie. Bref, il faudrait le minimum !

Je suis le roi de la ficelle, et je pense que mon voisin de facteur s’en est rendu compte !
C’est ce même voisin qui m’a montré hier, pour la première fois comment faire une liasse avec UN seul morceau de ficelle ! Ma première année à la poste je suis tombé sur une factrice qui n’utilisait que les gros élastiques, j’ai donc utilisé des élastiques, les autres années je suis retourné à la ficelle et j’en ai laissé trainer partout !
Une liasse en un coup, une ficelle, c’est pas trés difficile finalement, il suffit de toper le coup, comme dans tout. J’y arrive pas encore, et je pense pas que j’y arrive parfaitement la semaine prochaine. La chose qui me fait un peu mal et que je réussi pas bien c’est de couper à la fin la ficelle, je me fait mal aux mains, je me brûle, bref c’est pas bien !
Je désséspère quand même pas.

Enfin, on m’a montré comment faire mais c’est pas pour autant que je vais beaucoup plus vite. Je doit d’ailleurs être encore trés lent pour faire une liasse puisque le voisin de facteur et la factrice qui m’a assisté hier m’ont tout liassé !
Je suis content quand on me liasse tout c’est sur, le seul ennuie c’est que le casier est dans un mauvais ordre et qu’aprés quand je doit mettre le courrier dans le sens de ma tournée j’ai du mal à m’y retrouver parceque je ne me suis pas occupé des liasses ! Si je devai faire une mauvaise comparaison c’est comme heu… Je sais pas, si je trouve je le met !

Voila, tout est ok, on m’a fait toutes mes liasses je n’ai plus qu’a tout bien placer sur le vélo.
Mon vélo est sacrément dégonflé, il est trop tard, je vient de tout chargé, mes recommandés sont prêts autant que moi. Tant pis, je détale vers la sortie.
Je sorte du bureau en même temps qu’une autre factrice bien sympathique ( si vous voyez ce que je veut dire ). On discute au moins 40 secondes, malheuresement surement du temps parcequ’on à rien à ce dire et que sa fait que 40 secondes que l’on parle. A ce moment là arrive deux autres facteurs.
Le premier est un motard qu’a la même moto que moi, il est sympa, c’est pas un gars énervé, c’est bien. Le second c’est un passionné de jazz que j’ai déjà remplacé l’année dernière. Lui c’est mon facteur préféré, il est chouette, j’ai jamais parlé de foot avec lui mais souvent de musique, et vu qu’il sait de quoi il parle c’est trés chouette. D’ailleurs un facteur qui aime le jazz c’est rare, c’est l’exeption de la poste, je m’attendais à tout sauf à croiser un facteur qui aime ce genre de musique.
Dans la poste y’a aussi une autre factrice, mignonette aussi, qui elle dessine, finalement c’est avec ces deux facteurs avec le qui j’ai le plus parlé.

On discutait donc avec la factrice, les deux autres débarquent avec la pluie.
Hop, descente du vélo, et enfilage de Kawé.
C’est parti, il pleut, nous somme un groupe de quatres à décoller du bureau. Elle, lui, lui et moi.

Quand on sort du bureau il y à trois directions possibles :

1) A gauche : C’est le plus dur pour le mental parcequ’à gauche sa grimpe déjà. Certes pas beaucoup mais avec 50 k sur un vélo sa fait mal aux pattes.

2) A droite : C’est le plus facile, c’est tout droit et tout plat, c’est l’itinéraire des chanceux. Je connais pas cet itinéraire, je connais seulement celui de gauche et celui de….

3) … tout droit ( et à gauche ) : il faut traverser complêtement le carrefour pour tomber dans une longue voie plate parrallèle à le voie de droite. Elle est moins bien que la voie de droite parceque c’est trés dégagé pour le vent, donc quand sa souffle c’est assez hardu.

Moi je vais tout droit en ce moment.
La première semaine j’allais à gauche.
Dans tous les cas, en ce qui concerne à droite ou tout droite il faut absolument éviter de croiser les rails de trains trop rapidement. Oui, il y à des vieux rails de trains, en vélo c’est super glissant, encore plus quand il pleu, c’est assez dangereux.

Notre groupe de 4 toujours composé de Elle, lui, lui et moi allons tout droit en passant trés doucement sur les rails. Nous traversons la longue voie parrallèle à la direction de droite. Au bout de cette longue voie il y à un rond-point qui scinde notre groupe en deux. Nous sommes plus que Moi, je suis un groupe tout seul, mon propre chef, et c’est bien en ce sens que le métier de facteur est agréable. Mise à part un camion, derrière moi il n’y a plus personne.

Aprés avoir grimpé un petit Tourmalet, ma tournée commence. Le trajet est long, 15 à 20 minutes.
Au début 15 parceque t’est motivé en début de semaine, aprés 20 parceque t’en a marre parceque c’est loin et qu’il pleut.

Début de tournée, il pleut finalement plus, je peut enfin virer mon kawé, comme sa au moins je sentirai plus le plastique mouillé. J’ai froid, j’ai pas ma petit veste sans manche La Poste.
Je regrette mes clefs perdues…

Ma première rue est entièrement pavé, je la deteste vraiment.
Quand il y a beaucoup de courrier je la hais.
J’ai eu l’impression de la bacler aujourd’hui car c’est allé trés vite. Il n’y avait pas beaucoup de courrier, mais je préfère quand même penser que c’est moi qui vait plus vite !.
- Rue de Jules : R.A.S.
- Rue de Jean : R.A.S.
- Cours de la Murje pairs : J’ai une pharmacie par là. Dans la pharmacie il y a une vendeuse de médicament, ou une pharmacienne, je sais pas. Et aujourd’hui elle m’a parlé. J’avais l’impression que sa bouche était remplie de côton et qu’elle était un peu attardé. Elle à essayé de m’expliquer quelque chose qui était déjà noté sur une fiche sur mon bureau. Je l’ai laissé parlé me disant que sa soulagerai sa conscience en me le disant.
Je cherche à quoi, ou à qui elle peut me faire penser. Surement une personne dans un film, une assasin autiste, ou un femme legèrement atteinte dans une maison de petits fous.
Elle est surement loin d’être folle, mais la façon dont elle m’a parlé, avec ses chamalots dans la bouche m’a donné cette impression.
Ce qu’il faut que je retienne c’est que le samedi il faut que je lui apporte le courrier de untel qu’est pas chez lui et bla bla bla.
J’ai dit : “okay, je le note, merci bonne journée aurevoir”.

Les mots et expressions les plus usitées par un facteur remplacant courtois :
Merçi, bonne journée, au revoir, de rien, y’a pas beaucoup de courrier aujourd’hui, demain peut-être, désolé je connais pas la rue machin je connais que mes rues et je suis pas de Bordeaux, Okay j’essayerai d’y penser, bonjour j’ai un recommandé pour monsieur, bonjour j’ai un courrier suivi pour machin, vous savez qui c’est cette personne, cette personne habite t’elle encore ici, pour aller à la gare vous continuez tout droit, désolé je ne connais pas, il faut beau aujourd’hui, j’espère qu’il ne va pas pleuvoir, demain ils ont prévu du beau temps, je vais essayer de m’en souvenir mais c’est pas gagné, vous devriez mettre votre noms sur la boite pour que je puisse savoir qui vous êtes.

En comptant il y a en tout 120 mot.
Le facteur remplacant c’est le langage des 120 mots, moins qu’un gars de cité qui ne saurait pas parler.
Ha, et puis il y a aussi le “wow” dans ma tête pour quand y’a des jolies filles qui passent dans ma rue, et que mon regard se tord et me fait perdre du temps.

La tournée c’est déroulée comme à l’habitude.
En tout fin de tournée j’ai une épicerie Arabe, sa sent bon, sa me donne fin et sa me motive pour vite finir. Peut être que pour mon dernier jour j’acheterai un truc à manger !

En rentrant au bureau c’était le chantier juste à côté de mon bureau.
Il y avait un vélo retourné, mais contrairement aux tortues c’est sans dangers.
C’était le vélo du facteur C.A.P. qui en rentrant avait creuvé son pneu arrière. Autour de lui d’autres facteurs, et le “petit_boss”. Le pauvre facteur C.A.P. ne savait pas comment changer une roue de vélo, il s’est dont fait “chambrer” par tous ses collègues et même par le petit_boss. Je sais pas ce qu’ils ont “tous” “contre lui” mais il doit en avoir marre par moment d’être le petit jeune. 20 minutes pour changer la roue ! C’était long, à la fin ils n”étaient plus que deux.
N’empèche que moi une roue de vélo je suis pas sur d’arriver à mieux la changer que lui d’autant plus qu’on nous donne rien pour réparer si par hazard on crêve en cours de tournée !
Facteur c’est un métier ou il faut son matos !.
Réflexion d’un des facteurs au facteur C.A.P. : “il faut éviter de rouller sur les bris de verre”. La réponse du Facteur C.A.P. : “néant”… Comme si il venait d’apprendre quelque chose, c’était bizarre !

Demain c’est décidé, je regonfle mon vélo presque à plat !




Je suis dessinateur de dessins rigolos à mes heures gagnées, vous trouverez une partie de mes dessins sur ce site. Une section est également dédiée à la photo, une autre de mes passions. Je suis également pianiste et organiste de jazz sur Bordeaux à mes heures perdues (page musique en dessous)



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