Premier jour : sur la route encore

En fait cette année j’aurais pas du travailler à la poste. Triste nouvelle, dire que tous le long de l’année j’avais rêvé de vélos jaunes la nuit ! Non, sans rire j’ai jamais rêvé de vélos !
Enfin bref, j’avais préparé et envoyé ma lettre de demandeur d’emploi au bureau de poste ou je bosse et une ou deux semaines aprés j’ai reçu un courrier de leur part. Stupéfaction :
“Cette année on vous prends pas” ( c’était pas écrit comme ça hein ;) ), et puis en bas de la page les “veuillez agrégé bla bla bla…”
Trés étonné j’était, et déçu aussi au passage, j’avais envie de retourner suer sur un vélo à travers cette magnifique ville étriquée et sale qu’est Bordeaux ! Et sans rire, j’avais vraiment envie ! Sur le coup je me suis dit que j’avais foutu la merde avec mon blog comme sa m’était arrivé précèdement avec un autre blog. Aprés je me suis dit qu’ils ne voulaient plus embaucher de gens qui n’était pas des enfants de facteurs, et encore aprés mais au moins 2 secondes j’ai pensé que c’est parceque j’avais peut être mal fait mon travail, ce qui n’est pas vrai, je sais que je le fait bien !

Donc mes débuts de vacances c’était dormir jusqu’à 11h, 12h voir des fois même un peu plus tard, mais comme la vie est pleine de rebondissement ce rythme de glandu s’est brisé un Jeudi soir suite à l’appelle de la poste au téléphone !.
Au combiné c’était le “petit BoSs”, le type que j’ai vu depuis le début que je bosse à la poste l’été, un type réglo qui fait bien son travail, qui doit aussi savoir que je fait bien le mien. Trés grossièrement la conversation c’était :
Moi : Allo ?
Petit Boss : C’est la Poste, sa te dirais de venir bosser ce mois çi, y’a une écatombe de congés maladies !
Moi : heu, oui bien sur.
Petit Boss : Tu peux à partir de quand ?
Moi : N’importe quand !
Petit Boss : Alors demain matin tu peux ?
Moi : Ok, je peut demain matin.
Petit Boss : d’accord alors demain matin 6h30, tu commences plus tôt, tu fait tes 35h par semaines et tu seras payé en conscéquence.
Moi : D’accord, alors à demain 6h30.
Petit Boss : A demainG.

Et voila, sur le coup je me suis dit que le lendemain j’allais encaisser assez mal étant donné que ma nuit les autres soirs avait commencée vers 2/3h du mat. Arg !

Finalement, à la poste les lettres de Refus c’est du bidon ! ( ne pas prendre ceci comme une généralité, dans mon cas, étant donné que j’y ai travaillé plusieurs fois il y a plus de chance pour que leur courrier de refus soient fictifs ! )
J’ai fouillé dans mes affaires, retrouvé le beau gilet bleu La Poste, celui de l’année passé que je n’avais pas rendu parceque :
1) j’ai pas envie, il à des poches pratiques.
2) j’ai transpiré dedans.
3) et je l’ai d’avance pour les années ou j’y bosse.
J’ai retrouvé deux cutters quelques stylos bic et je les ai placés dans une des poches du gilet.
Le soir j’ai essayé de me coucher à 23h j’ai pas réussi, je me suis endormi vers 2h du mat.

5h30 : le lendemain le reveille sonne.
Putain de boulot, sur le coup j’ai pas envie d’y aller, les facteurs c’est tous des cons, le gilet il est laid, et je vais en chier sur un vélo sans freins ! Heuresement une douche hannille toutes ses mauvaises pensées !
Parceque sa fait bien de le dire : j’enfourche ma bécane et je fonce au bureau. Ce qui n’est pas vrai parcequ’il pleuvait ce jours là, donc j’ai pris la quatres roues.

6h22 : arrivée au bureau de poste.
Et tout s’enchaine trés vite, faut dire que c’est la trois ou quatrième année que je fait ce boulot l’été y’a plus besoin de faire tout un cérémonial, je croise le Petit Boss qui m’envoi vers la tournée à remplacer.
Moyennement content c’est une tournée que je ne connais pas. La veille, aprés le coup de fil je me suis dit que j’allais surement faire une tournée en doublure avec un autre facteur pour l’apprendre vu que la Poste m’avait contactée en millieu de semaine. Et bein non ! Pas de doublure pour aujourd’hui, une tournée toute neuve, inconnue, et tu te démmerdes ! Pour le coup j’avais vraiment l’impression d’être présent pour une remplacement…
Heuresement le chef de secteur était là. C’est un type que j’ai croisé l’an dernier une fois, dans le sens ou j’ai fait un semaine de la distribution dans son secteur. C’est un type pas chiant et qu’a pas un humour lourd. Il m’a parlé de la tournée et m’a aidé à mettre en case ce qui fait qu’a 8h40 j’avais tout fini. Merci pour l’aide, quand on redébarque à la poste au bout d’un an y’a des habitudes de trie qui se perdent.
Pour ceux qui débarqueraient ici par une inadvertance tout à fait fortuite ( wow ) et qui se demandent de quoi je cause alors il faut aller lire les anciens posts de l’année précédente dans lesquels j’explique comment ça se passe à la Poste pour un facteur.

Vu que mon introduction prés de mon casier de trie est allé trés vite j’ai dit bonjour à personne en rentrant.
D’ailleurs, comme je l’ai sûrement dit dans d’autres posts, ce qui me gonfle le plus, du moins pour moi c’est de devoir redir bonjours à tous le monde…. Mais cette année sa s’est bien passé, sa fait quand même la trois ou quatrième année donc je me transforme en meuble d’été, les gens me reconnaissent et voila c’est tout !.

Aprés un premier tour de ramasse du courrier à mettre dans le casier de ma rue j’ai eu l’impression qu’il y avait de nouvelles personnes, et des personnes en moins, notamment le facteur qui m’avait vendu mon cheval mécanique, dommage je lui aurai bien confirmé qu’il roulait toujours trés bien.
Le jeune gars sympa mais pas super productif de l’an passé ( je crois que c’est le post nommé “assistanat” ) n’était pas dans le bureau, tant mieux peut être qu’en lisant mon blog il aurait fait la gueule, et j’aurais pas voulu “m’engueuler” avec lui. Y’a deux ou trois nanas dans le tas que je connais pas, je crois que y’en à deux qui sont saisonnières comme moi. Ce ne sont pas des canons de fantasme ( moi non plus hu hu hu ), mais bon on est pas la pour parler de cul, y’en à bien assez à la télé sur les chaines gratuites coincées sur les premiers boutons d’une télécommande.

8:40 : départ du bureau, en route vers la tournée !
Ma première mission Postale est donc aux alentours de la gare, dans ses quartiers que je trouve un peu “pourris”, mais à regarder plus largement je crois qu’en ville je trouverai beaucoup de choses “pourris”…
Sur mon trajet il y a l’obstacle du facteur qu’en chie sur un vélo : le pont de la Gare St Jean, ArG ! Pour un sportif cet obstacle est risible, pour moi il ne l’est pas. J’arrive quand même à le passer, je suis pas non plus trop un mancheau même si je me traine sur mon vélo jaune.
Vélo jaune qui cette année ne me permet pas de me déplacer en danseuse ce qui est fort dommage. En fait ce vélo est exterieurement en bon état contrairement aux autres des années précédentes. Les pneux sont pas à plat, les freins fonctionnent, les poignées ont encore tous le caoutchouc et la selle ( celle ? sell ? sèle ? Flemme de dictionnaire ) est confortable et pas machée. Car il faut savoir que par moment on peut se demander si certains personnes ne machent pas les celles de vélos ! Autant manger son bras c’est plus calorique. Ce que je voulais dire c’est que ce vélo n’a qu’un seul défaut c’est qu’il est bloqué sur ses deux premières vitesses et qu’il faut donc se taper tout en moulinant. IL est pas bien réglé et j’ai pas envie de regarder, et puis en plus je sais pas régler le dérailleur d’un vélo.
Donc ce pont daubique de la Gare St Jean, je l’ai monté en moulinant, impossible de le faire en danseuse, bouarf, rude, rude !…

“aprés le pont c’est la rue juste en face” Qu’il m’avait dit le chef de section.
Niet ! La rue juste en face c’est pas la bonne. Je demande à une femme qui est en train de monter dans sa bagnole, et par chance elle m’indique la rue !! Ceci est extremment rare, chaques fois u’on demande des renseignements sur des rues les gens soit ne connaissent pas soit ne sont pas de la ville. Cette fois ci elle connaissait cette dame, et elle m’a donc redirigé sur ma bonne rue.

J’arrive au coin de ma BONNE rue.
Et là, un petit malaise ( mais c’était seulement psychologique ), une bagnole à un feux, une nana dedans. Y’avais déjà pas mal de soleil, sa tapait déjà bien, peut être que ma vision était tronquée, mais cette nana j’ai cru la reconnaitre, c’était une fille que j’avais eu dans ma classe au lycée, un espèce de fantasme trés beau. Et bein là, dans cette voiture, il était là ce fantasme, avec des cheveux plus long, plus beau. ARg ! Elle m’a regardé, sauf que pas vraiment de réactions.
J’aime pas re-rencontrer, ou re-croiser des gens que j’ai décidé d’enterrer dans ma tête. Certes cette fille c’est un bijoux visuel, mais bon je l’ai tout de même enterrée donc sur le coup content et pas content. Enfin c’est difficile à expliquer, et c’est pas grave elle était dans sa bagnole et moi sur un vélo avec la tête pleine de goutte de sueur !.

L’épisode se termine, il faut bien que le feux passe au vert.
Je commence ma première rue, ou plutot mon premier côté de rue. C’est une rue magique exposée plein soleil avec que des numéros qui se suivent, c’est extremement pratique les numéros qui se suivent.
Rien à noter dans cette rue, y’a rien de drole.
A un moment j’ai du courrier pour une boite, j’arrive à la facade du batiment d’entrée, y’avais une boite au mur, je me dit que je vais sonner et entrer pour me présenter et dire que je suis le remplacent.
Je sonne, je rentre avec mon courrier, deux nanas en train de boire un café : “bonjours je suis facteur remplacant”. Et là, j’ai l’air d’un con, et je l’ai compris rétroactivement, ma phrase était vraiment naze, j’ai oublié le “le” dans “je suis LE facteur remplacant DU FACTEUR HABITUEL”, et du coup les nanas on dit “bonjour Mr Facteur Remplacant”, j’ai dit que je venais voir comment c’était et pour qu’elles sachent que c’était un remplacant parcequ’on est jamais trop prudent si y’a des bourdes. Je dit au revoir, réponse : “au revoir Mr Facteur Remplacant”. Sur le coup j’entend rien. Je ressort, remonte sur mon vélo et là “Merde”, elles se sont foutues de ma gueule à m’appeller Mr Remplacant. Rha, bordel, je me dit que demain j’y retourne et que je prend ma revanche.

La tournée se déroule normalement.
Il fait chaud c’est l’été, avec son lot de jolie filles. Un jolie fille sur un trottoire, je passe, je l’entend causer avec un autre gars, et là je me dit que c’est certes jolie mais quesque sa à l’air con ! Et oui, c’est attif comme présentiment mais merde, qui n’en n’a pas !. Les jolies filles sa frenne le facteur dans sa tournée, du coup il peut arriver à rater la boite aux lettres d’un client.

Naturellement j’ai eu dans le lot de cette tournée au moins une petite rue mal foutue défoncée et piétonne avec des boites à des auteurs différentes, bref comme des dizaines de rues à bordeaux et ailleurs. Une petite rue avec aucune idée, qui pourrait si on la forcer ressembler à un bidonville dans le sens ou tout parait disparate et sans unité. Une petite rue qui prend du temps parceque t’as pas envie de t’y attarder et que t’as envie de bien faire ton boulot pour pas avoir à faire à la population locale parcequ’à force tu te dit que dans ses petites rues bizarre il y à des gens bizarre !
Zou, elle est faite, on continue sur la grande !

Dans d’autres rues j’ai croisé des gens qui apparement m’on fait comprendre que j’était le remplacant du remplacant qui remplaçait un remplaçant. Avec toutes ses cédillles je sais plus quoi choisir.
Bref, cette année pour ce premier jours je remplace VRAIMENT un facteur qui est peut-être le votre.

La tournée se fini sans encombre, rien à noter.
Je retourne au bureau sans vitesse à mouliner comme un dingue sur mon vélo.
Toutes mes réexpeditions ont étaient faites par le chef de section, pratique je gagne de l’avance sur le repas de midi.

Je rends mes recommandés, prends mes clics et mes clacs.
Quitte la batiment, monte dans le quatres roues, met le contact et disparait…

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Un commentaire pour “Premier jour : sur la route encore”

freddiefreejazzNo Gravatar , le 2 novembre 2007

je termine la lecture de ton compte rendu, un de ceux de l’année dernière. Je crois que je vais lire les autres, parce que là, franchement je me suis bien marré. Dis, t’es pas le fils à ton père pour rien, toi. Rythme soutenu dans la syntaxe, humour carrément déjanté voire jubilatoire, et puis ce côté profondément humain. Bon, un jour je passerai chez toi, tu m’expliquera comment faire un blog. Parce que de cette qualité là, ça me tente d’essayer. Bon, et puis, moi aussi, j’ai essayé la Poste comme tu sais. Chuis pas sûr d’en avoir autant que toi, d’histoires, à raconter. Les passantes de Cenon n’étant pas aussi craquantes que celles à Bordeaux. Tchuss et bonne continuation Facteur remplaçant ! ;o)

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Je suis dessinateur de dessins rigolos à mes heures gagnées, vous trouverez une partie de mes dessins sur ce site. Une section est également dédiée à la photo, une autre de mes passions. Je suis également pianiste et organiste de jazz sur Bordeaux à mes heures perdues (page musique en dessous)

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