Sa y est, la première journée de poste !
J’ai vraiment la flemme d’y aller.
Le premier jours c’est toujours difficile de se lever, en plus faut reprendre contact avec les gens, bref tout refaire à chaques fois.
Enfin bon, aujourd’hui j’y suis seulement allé en repérage, en repérage c’est moins fatiguant, c’est le titulaire qui fait tout, toi tu regardes et t’essaie de tout retenir !
C’était donc ce qu’on appelle un journée de doublure avec un autre facteur. De doublure parceque les gens voient le facteur en double, surtout prés des bars de cette pauvre ville de Bordeaux…
Voila, il est 6h45, je béquille ma moto et je rentre dans le bureau de poste et cherche le “boss des facteurs” pour lui signaler ma présence.
Je l’ai trouvé, il me dit : “yo comment sa va ?!”Il l’a pas vraiment dit comme sa, mais j’avais encore un peu sommeil alors j’ai du mal comprendre…
Il m’emmène vers le facteur de la doublure. C’est un gars que j’ai déjà vu tous les étés à La Poste. Il a un look de gros rats pénard et chauve en forme de maigre tapas dont la pointe serait dirigée vers le ciel. Il est du Sud et il aime le foot ( si mes souvenirs sont bons ). Moi le foot j’en ai vraiment rien à foutre, mais vraiment rien… Enfin bon, il m’a pas parlé une seul fois de foot dans la matinée, j’ai vraiment de la chance que la saison de foot soit fini !.
Bla bla bla, on se présente, il me dit son nom de rat, je lui (re)donne le mien… et puis je vais relever les cases de courrier de sa tournée pour qu’il puisse les trier. Il est 6h50 et il a pas rammassé encore tout son courrier.
Voila, la table est pleine de lettres en vrac, c’est le bordel, c’est carrément prêt à dégueuler. Il met en case et me dit toutes les subtilités de sa tournée magique. Je note tout sur un petit bout de papier histoire d’éviter de faire trop de conneries quand sa sera mon tour.
C’était une matinée pas trop creuvante, j’ai rien fait à part le regarder faire et noter ce qu’il me disait. Pendant qu’il reglait les derniers détails de sa tournée moi je suis allé voir le “petit boss” pour prendre mon vélo.
Le “petit boss” est allé dans une sorte de petite salle pas trés grande ou sont relégués les petits vélos des remplacants. C’est généralement des vélos qui ont de l’âge et qui ne sont pas en bon état. Cet année j’ai un peu plus de chance que l’an dernier, mon vélo a des freins qui semblent marcher et la selle ne se décolle pas ( encore ! ). Les pneux sont pas creuvés, c’est un bon point !.
Mon vélo et pret, le facteur que je double est aussi prêt, les recommandés sont prêt, tout est Ok à Houston.
On part donc en tournée.
Chaque année remonter sur un vélo et faire du sport ( chose que je ne fait pas dans l’année ) me fout un choc. Je me dit que le vélo c’est dur et que c’est un sport de con. Mais bon, si je dit sa c’est parceque lors des premiers coups de pédale j’en chie pas mal d’autant plus que le facteur est rodé et à l’habitude de pédaler donc il avance pas mal même quand sa monte !.
Bref, j’en ai chié en vélo… Mais c’est pas grave, au bout d’une semaine on avance bien et sa fait plus mal, c’est à ce moment là que sa devient interressant.
On avance dans les rues de Bordeaux en vue d’arriver au début de la tournée.
La ville je deteste sa, c’est moche, sa pue, c’est un regroupement de monde qui concentre pas mal le beauf. Le regroupement et la promiscuité rend beaucoup beaucoup de gens méchants. Bref, la ville c’est null, et tous les étés passés à y distribué du courrier et à l’osculter m’en dégoutent de plus en plus.
J’ai une tournée bordélique sur le papier mais pas trop mal sur le terrain. Enfin bon, c’est ce qu’on dirait en foot hein (brr) !.
On arrive enfin au début de la tournée aprés avoir traversé quinze fois les rails pourrave et glissants du tramway.
Durant la tournée on s’est arrêté à deux bars ! le premier on y est resté au moins un quart d’heure. J’ai pris un Oasis, et le facteur de doublure un café. Gratos je l’ai eu l’Oasis, en gros il me l’a offert, et sa tombe bien j’avais plus de sous sur moi ! Payer un Oasis à la carte bleu sa le fait pas !.
Sur cette tournée à un moment, je laisse le vélo au profil d’un nouvel outil : le chariot.
C’est le petit chariot de la poste, tout neuf avec des grosses roues de tondeuses. Avantage par rapport au vélo : il parrait plus solide et demande moins d’effort.
Il est trés pratique sur le cours de la Marde parceque c’est à peut prêt plat, par contre sur les rues pavés c’est “ARG”.
En repérant cette tournée j’ai déjà mentalement noté les “cons” de mon futur voyage postale. Parmis eux y’a une poufiasse blonde de papeterie. En fait y’a qu’elle, mais elle doit bien valloir deux cons vu la façon autaine et supérieur avec laquelle elle s’est adressé au facteur ! J’avais envie de lui foutre une baffe, vraiment…
Enfin bon, en ayant suivi le facteur je me dit que cette tournée de doit pas être bien dur, mais bon… j’ai rien fait aujourd’hui,, dans une semaine je me la fait tout seul… je vais mettre vachement de temps, finir à 14h me perdre, demander ma route, mettre du courrier au mauvai endroit en ramener plein…
Rha… finalement il me tarde pas !.
J’ai envie d’être en vacance, et de gagner des sous sans rien faire