Nouvelle tournée donc.
En plus ce matin on m’a aidé !
Quand je suis arrivé au bureau mon courrier était presque entièrement mis en case. Une factrice de longue date m’a aidé, un peu trop d’ailleurs, j’ai moyennement apprécié ( même si je n’ai pas refusé l’aide ). Ce que je n’ai pas apprécié c’est qu’elle me prenne pour un gros débutant ! Certes j’ai besoin d’aide, d’autant plus que je ne connais pas la tournée, mais de la à me macher tout le boulot, alors non !
J’ai réussi à trier “en paix” à l’intérieur de mes rues, puis au moment de faire les liasses de courrier, la factrice de longue date est réapparue et elle s’est mise faire MES liasses de MON courrier !. Bon en même temps les liasses elle les fait vite, et en plus elle utilise peu de ficelle.
Moi quand je fait mes liasses je tire d’abord 3km de ficelle que je coupe avec un cuter ( pour pas abimer mes petits doigts :p ), ensuite avec mes 3km de cordelette j’entoure mon paquet de lettres le plus maladroitement possible et j’essaye de rapidement nouer la ficelle avant que le tas ne se casse la gueule.
Alors qu’un facteur expérimenté utiliserai un seul bout de ficelle par liasses, le facteur qui remplace l’été utilise quand à lui 2 morceaux de ficelle de 3km qui pendouillent ! J’espère quand même que tous les jeunes facteurs d’été ne sont pas aussi nuls que moi en matière de liasses !
Faire mal une liasse c’est se condamner à avoir un vélo toujours crade et de rentrer au bureau avec de la ficelle partout dans les sacoches et sur ses fringues. Il m’est même souvent arriver de coincer de la ficelle dans le dérailleur, mais maintenant j’ai compris comment j’avais fait pour casser deux dérailleurs de vélo la première année !
Cette nouvelle tournée elle sent le poisson, surtout autour du marché des Capucines. J’ai dans mes clients un “Top Mangoustes” ! Je me rappelle qu’à ma première année de poste, lors de mon dernier jour, on m’avait offert un bouquet de fleurs. J’espère ne pas me voir offrir des Mangoustes cette année…
La tournée est pas si mal, à l’exeption du frère d’Elisé R, une rue pavée, et pas seulement par des cailloux si vous voyez ce que je veut dire.
La dernière ligne droite avant la fin est le cours de la Murje, cours rapidement parcouru, même la résidence d’étudiants et ses 300 boites se fait rapidement ! D’ailleurs il faudrait que je prenne une photo de ses boites jaunes de résidences pour étudiants parceque y’a une “belle perspective” de boites. J’embarquerai l’appareil photo de mon père demain si j’y pense.
Au niveau des gens que j’ai croisé :
- J’ai croisé une femme qui promenait son chien, et qui s’est mise à me parler de loin avant de vite me rejoindre, la première idée que j’ai eu sur elle c’est que c’était une nimphomane.
- A un moment j’ai apercu une mamie au loin, au moins à 10 numéros plus loins, et la première idée que j’ai eu sur elle est qu’elle allait me casser les pieds.
- A un autre moment je suis arrivé dans une impasse du cours de la Murje, il y avait étendu un clodo, je lui ai dit bonjours, et la première idée que j’ai eu est qu’il allait me répondre et être courtois.
- Je suis rentré apporté le courrier dans une papeterie, en déposant à la caissière le courrier la première idée que j’ai eu est qu’elle me parle comme un chien.
Finalement, sur toutes ses idées à la con :
- La femme que j’ai croisé n’était peut-être pas une nimphomane, c’est surement qu’une anorexique sympa qui voulait parler tout en promenant son chien parcequ’il faisait beau.
- La mamie au loin était trés sympathique, elle faisait d’ailleurs que rire !
- Le clodo m’a dévisagé quand je l’ai salué. ( il se trouvant juste devant une porte d’entrée qui attendait un recommandé ).
- La femme de la papeterie était trés gentille et courtoise, elle ne m’a pas parlé comme à son chien.
Comme quoi des fois on pense mal !
Enfin, qui sait demain, la femme sera un vrai nimphomane et avec son chien elle aura croisée dix minutes plus tot avec la vielle mamie devenue irascible envers moi parceque elle n’a pas reçue son télé Z.
Le clodo dormira peut-être devant mon allé de boite de résidence d’étudiant m’empéchant de mettre le courrier correctement.
La femme de la papeterie fera semblant de pas avoir fait exprés de renverser un pot d’encre de chine sur mon tee-shirt jaune-pisse La Poste.
Tension dans mon bureau de poste :
Le Facteur C.A.P. qui m’avait assisté le mardi dernier est apparement embrouillé avec plusieurs personnes. Ce matin sa gueulait sec au bureau, parmis les phrases vol(i)entes il y avait des choses du genre :
“mais je te dit que tu nous emmerde” “tu nous emmerde alors…”
Je crois même qu’il y a eu plus violent que “emmerde”. Je connais pas les raisons de la divagation, mais comme je suis totallement hors de leurs histoires sa m’a quand même fait marrer.
J’attend plus d’informations de la part de Facteur C.A.P, qui comme il dit : “j’ai l’air bête, mais je l’suis pas !”. Il le dit pas vraiment comme sa, mais entre facteurs, il faut se justifier, surtout quand on est un petit jeune au millieu de vieux facteurs super routinier.
Demain c’est décidé, soit j’emmerde le monde, soit le monde m’emmerde !
Si le monde m’emmerde alors la faute à la pluie. Je pense que deux jour de chance, c’est à dire sans pluie pour le facteur, faut pas trop y compter !