Cela faisait quelques jours, si ce n’est plus, que je n’avançais pas dans la lecture des « (Les) voix de l’asphalte» de Philip K.Dick, son premier grand bouquin hors S-F «retrouvé» depuis peu et publié récemment, d’ailleurs, devant le peu d’intérêt que me procure le bouquin, j’en viens à me demander si cette parution n’est pas uniquement marketing…
J’ai donc décidé de lire autre chose, dans un autre genre, l’univers du polar thriller me tentait bien étant donné que je n’avais lu jusqu’à maintenant pratiquement que de la science-fiction, et il faut bien le dire, au bout d’un moment, les vaisseaux dans l’espace et les mondes urbains faut arriver à s’en débarrasser ! J’aime toujours les vaisseaux hein ! Mais je vais laisser le mien à quai pour réparations quelques temps !
Ma dernière grande lecture : Isaac Asimov. C’est très bien écrit et gratiné de géopolitique stellaire, c’était le début du cycle fondation dont j’ai lu les deux premiers tomes, les suivants étant mis de côté pour de futures lectures.
J’ai donc cherché une nouvelle lecture du côté des polars/thrillers, sauf que je ne connaissais aucun auteurs et ne savais quoi choisir face au mur de publications de la librairie (pour peu que l’Espace Culturel de Leclerc puisse être considéré de tel !).
Je me suis baladé sur le net à la recherche de sites et forums de passionnés et lu un bon nombre de discussions, pour au final, n’avoir pas plus d’idée quant à mon choix, les avis et impressions étant trop nombreux et souvent divergents ! C’est à ce moment là qu’Amazon est rentré en jeux, c’est allé très vite, redoutable !
Hop ! Direction la rubrique «policier» pour zieuter les meilleurs ventes, et Bim! : Harlan Coben !
Lecture d’avis, nombreux et souvent élogieux. C’est comme ça que j’ai acheté «Ne le dis à personne», top des ventes Amazon dans la catégorie Thriller/policier.
J’ai lu le bouquin en trois jours. C’était facile à lire, et de voir sur la quatrième de couverture les noms de «Marianne», «Elle» et le «Figaro» m’avait rassuré lors de l’achat quant au risque de prise de tête et simplicité de lecture, non pas que j’imagine tous les lecteurs de ces magazines être des fans de «lecture de gare», mais plutôt parce que j’ai le souvenir d’avoir au moins déjà vu «Elle» au dos de bouquins de Bernard Werber, qui sont d’après moi, tout sauf de la grande littérature, et c’est encore plus vrai sur ses dernières parutions ! (Cf mon billet sur le papillon des étoiles).
Cependant, et pour ouvrir une digression Weberienne, dans ses livres plus anciens, et dans le genre enquête «le père de nos pères» et sa suite «l’ultime secret» sont de bonnes distractions que je conseille !
Après, si vous voulez lire d’autres Werber: les deux premiers tomes des «Fourmis» sont sympa (le troisième étant très moyen), et, si vous avez envie d’en lire encore plus, il y a aussi les «thanataunotes», mais après, arrêtez vous ! Le reste de ce que j’ai pu lire était soit mal écrit, soit une trop grande paraphrase intellectuel de lui-même, un Werber qui tourne en boucle et qui semble avoir inventé le mouvement perpétuel de la pensé, et ça, au bout d’un moment c’est plus possible !
La parenthèse Werber étant terminée, j’en retourne à Harlen Coben pour terminer rapidement mon point de vue de lecteur lambda sur son livre.
«Ne le dis à personne» est une bonne lecture, le livre parfait pour faire une transition entre deux écritures plus véloces, ou tout simplement pour se distraire plus intelligemment qu’en restant vautré devant sa télé ou son ordinateur.
La personnalité des acteurs, et je dit bien «acteurs» parce que ce livre est clairement le fruit d’une génération d’écrivains modernes très imprégnée de la culture cinématographique, est dépeinte assez sommairement, le but du bouquin, et je subodore même de ce genre de livre étant surtout misé sur l’action et l’intrigue, moteur pour accrocher le lecteur de «Elle», du «Figaro» ou bien de moi !
Dans l’ensemble ça fonctionne plutôt bien, j’ai lu plus de la moitié du livre d’une seule traite en une soirée, les temps morts dans l’histoire sont quasi inexistant, la lecture s’en trouve aisée, on a envie de connaître la suite à chaque pages.
C’est 10-13 ans (distrayant! hein Boby!), c’est écrit jeune et moderne sans être «causé» trop familier. Quand je dit «jeune et moderne» ce n’est pas péjoratif pour moi, c’est d’ailleurs bien maîtrisé !
J’ai su qu’il y avait eu un film tiré du livre, je vais le regarder, je pense qu’il doit être assez fidèle, l’adaptation de ce genre de bouquin doit être ‘simple’, c’est clairement taillé pour le cinéma, tout est déjà découpé par l’auteur, la voie royale pour un réalisateur !
En conclusion :
«Ne le dis à personne» d’Harlan Coben est une bonne distraction, efficace qui vous fera moins perdre de temps que de «légumer» devant la télé, à moins que vous ne regardiez le film ! (hihi). Un bouquin agréable qui passe et que l’on doit oublie vite je pense, c’est bien, au moins vous n’en cauchemarderez pas la nuit !
Pour les lecteurs plus assidus, il peut être un bon livre de détente. Je ne sais pas si je suis un lecteur vraiment assidus, mais entre deux Asimov et le torturé K. Dick ça a fait du bien !
Maintenant, je vais lire «Le notaire du Havre» de Georges Duhamel, c’est dans un tout autre genre, et c’est vraiment bien écrit, de la vraie littérature au point de vue textuel !
Après, j’irai à la recherche d’un autre policier, si je pouvais trouver quelque chose de plus incisif et passionnant ! Si un hypothétique lecteur (ou lectrice c’est mieux) passe par là et à une idée j’suis preneur !;).
Note à Béné :
Certes, quand on me lit, ça fait peut-être présomptueux, mais c’est mon avis, et celui-ci étant purement subjectif il n’est pas pour autant vérité absolue ! Bon, ce qui me rassure, c’est que personne ne l’a cette vérité !
Mise à jour :
Bon, j’ai visionné le film, je ne savais pas que c’était une adaptation française ! C’est assez amusant pour un best-seller du polar americain !
Par contre, je ne sais pas si c’est parce que je connaissait l’histoire ou parce que j’ai préféré ce que mon imagination m’avait fait construire, toujours est t-il que j’ai trouvé le film mou, voir même chiant par moment.
L’ambiance américaine du livre me plait d’avantage, dans le film il y a eu toute une adaptation de faite pour gommer tout ce qui était americain et qui n’aurait pas fonctionné dans un décors Français. C’est un choix du réalisateur que je trouve dommage.
A la fin du film, il est précisé (trop rapidement d’ailleurs) « d’aprés l’oeuvre de », ce qui dédouane en partie la largeur de l’interpretation vis à vis du bouquin, mais j’ai quand même toujours trouvé bizarre ces adaptations trop éloignées, si l’on aime vraiment une oeuvre pourquoi ne l’adapte pas t’on telle qu’elle est ? Certes, on pourra me rétorquer que tout n’est pas adaptable au cinéma et qu’il faut élaguer ou changer par moment, mais sur ce livre et la façon dont il est écrit il n’y a pas d’escuses acceptables ! Peut être que Guillaume Canet à trop voulu mettre sa pâte ! L’est naze le Canet, l’avait qu’a écrire son propre scénario qui aurait justifié que la caméra tremble tout le temps jusqu’à vous donner la nausée !
Il y a aussi de la musique dans ce film, c’est M qui s’en est occupé. La musique m’a gonflé elle aussi, non pas qu’elle soit totalement nulle, mais j’ai eu l’impression qu’elle était décalée par rapport au film par, trés étrange cette guitare grave qui ne fait que participer au mou de l’ensemble !
C’est dommage, c’était long et mon imagination ne s’est transposée à cette adaptation qu’une seule fois, et encore, ce n’était pas vraiment une transposition mais plutôt une acceptation dans l’interprétation d’un décors du livre et d’un acteur.
Conclusion bis suite au film :
Le livre d’Harlan Coben est vraiment supérieur au film (ouf!!) qui arrive en deux heures à paraître plus long qu’un livre de 400 pages qui se lira en deux jours !
Aidez Harlan Coben pour sa retraite, achetez son bouquin, il sera moins cher que le Dvd et bien mieux ! En plus vous n’engraisserez pas directement une major du film !