Douzième : planqué dans une résidence je…

Waou !
Dans ma tête j’ai une journée qui est passée à l’AS. Je suis fatigué, cet aprés midi je me suis pas reposé et ça empèche ma mémoire de remonter jusqu’à hier.
Parlons d’aujourd’hui.

Aujourd’hui, comme la journée d’AS d’hier il y a eu beaucoup de courrier. Je me souvient maintenant qu’hier personne ne m’avais vraiment aidé dans mon tri de case, j’ai eu pour résultat d’arriver dans les deux derniers au bureau, il devait être 13h.
Par contre aujourd’hui j’ai eu de l’aide et de la liberté en ce qui concerne mes liasses. J’ai enfin réussi à faire des liasses à peu prés potable, je suis toujour lent pour les faires mais sa va en s’améliorant. J’ai maintenant moins de fils qui volèttent comme une ora ( je sais pas l’écrire, faudra que je vérifie ) autour de mon vélo.

C’est la première fois sur cette tournée que j’ai réussi à organiser correctement mon tri et donc à optimiser mon trajet à vélo. J’en ai fini avec les allé-retour dans une même rue. Au tout début, comme je ne connaissait pas la tournée il m’est arrivé de faire un bout d’une rue, puis de me déplacer à l’opposé pour finalement aprés quelques numéros revenir au millieu ! Bref c’était le bordel complet, rien n’était optimisé et logique. Si on m’avait filmé j’aurai donné l’impression d’être un facteur alcoolique des pays de l’Est qui ne comprend rien de l’endroit ou il se trouve.
Des recommandés j’en ai eu, une bonne vingtaine, sauf que j’ai trouvé une simple parade pour pas passer mon temps à les regarder.
Quand on est en tournée, qu’on est pas trés doué ( comme moi ), qu’on ne connait pas les rues et les numéros ( comme moi ), alors on passe son temps à regarder sa petite pochette de recommandé pour vérifié si on est pas au bon numéro. Maintenant quand au bureau je reçoit mes recommandés je notes les rues et les numéros sur un papier, comme sa plus besoin de me gonfler à toujours ouvrir ma pochette de recommandés pour voir ou j’en suis. J’en fait signé un, j’en avise un, peut importe, je prend ma petite feuille et je barre les numéros. Hop.
Finalement quand on est pas trop trop mal organisé 20 recommandés sa passe.
On m’a demandé à un moment si je pouvais pas rapporter un recommandé que l’ont m’avait fait avisé ! C’était une école maternelle qui m’avais la veille demandé d’aviser un recommandé. Aujourd’hui j’arrive et on me demande si demain je peut pas le ramenner parceque finalement ils se sont trompés et qu’ils veulent le signer.
Nawak ! Les recomandés quand c’est avisé sa part directement, sa reste pas au bureau. Tant pis pour eux !
Je leur ai quand même dit que je verrai au bureau si je peut pas récupérer leur reco pour leur rapporter demain Samedi… Stupide comme réponse étant donné que Demain il sera plus au bureau !

Avant que je ne décolle du bureau pour aller vers mon vélo et la tournée il y avait encore dans le bureau, du moins dans ma rangée le Facteur C.A.P. On ne l’avait pas aidé pour le tri ce qui fait qu’il était un peu à la bourre par rapport à moi. Quand j’eu fini de pré-remplir mes recommandés ( c’est à dire de remplir à l’avance les avis de passages ) le facteur C.A.P. m’a demandé de l’attrendre pour qu’on parte ensemble. J’ai pas voulu attendre, il avait pas encore placé le courrier dans son vélo, et la dernière fois que je l’ai attendu il à mis un peu de temps à cette étape, surement d’ailleurs parcequ’il n’est pas encore trés organisé. Finalement je dit sa, mais moi et l’organisation. Bref, je lui ai dit que je préférait ne pas l’attendre parceque j’avais beaucoup de courrier et que j’en chiait.

Je suis parti tout seul vers ma tournée et c’est bien mieux.
Même si il est sympa le gars j’aime bien qu’on me laisse tranquille quand je part.
Facteur c’est bien quand on te fout la paix.

Hier mon vélo était sacrément dégonflé.
La première fois, lors des premiers signes de dégonflage j’ai usé d’une pompe classique, d’une pompe qui demande des efforts au bras pour au final ne gonfler que trés peu. Hier, j’ai usé du compresseur, le gros machin noir qui fait plein de bruit mais qui peut gonfler un vélo jusqu’à l’explosion.
J’aime le compresseur, sa va vite et c’est facile à utiliser !

Avant de décoller du bureau le “boss” m’a demandé de vérifier si une personne n’était pas morte ! Et oui, facteur c’est aussi un travail de pré-pompes funèbres ! C’est la première fois qu’on me demande de vérifier si quelqu’un est encore en vie !

Hop, je décolle de ma tournée.
Au final la matinée de tri n’était pas horrible, j’ai regonflé mon vélo, j’ai réussi à organiser super-bien mon trajet, on m’a laissé la mission de vérifier la vie ( le ping ? ) de quelqu’un, et j’ai éviter de faire mon trajet avec quelqu’un ! Quelle associal me direz-vous ! Non, non, mais le matin quand j’ai sommeil j’aime pas discuter, et j’aime pas réfléchir pour chercher des sujets de conversation ou faire semblant de m’interresser à quelque chose…

J’arrive enfin à ma première rue. Premier constat : il fait chaud, déjà trés chaud !
Le compte à rebour commence, il ne me reste plus que deux heures trente avant de rentrer !
Cette première rue est vraiment immonde, les pavés, c’est vraiment l’arnaque ! J’ai plus péné qu’hier sur les pavés, en fait un vélo dégonflé est beaucoup plus agréable à conduire qu’un vélo gonflé ( du moins sur des pavés ).
Dans cette rue il y a presque tout pour les fans de la ville. Il y a un lycée, une maternelle, une crêche, un bar, un traiteur, une boite de fruit, des trottoirs avec de la merde et des pavés.
Punaize, la ville c’est vraiment le pied.
La seule chose que je trouve sympa à cette rue, et encore sa doit être qu’à deux moments dans la journée, c’est le passage de certains jeunes mamans qui amènent leurs gosses à la crèche. Par moment y’en à des jolies qui donnent des torticolis au facteur.

Le passage devant le traiteur donne faim, sa sent la bonne charcuterie, il n’y a pas de vent, donc c’est pas entre-coupé d’une odeur de merde qui rode souvent en ville. Je suis sévère mais c’est souvent le cas.
En parlant d’odeur, dans ma seconde rue, il y a un passage qui sent le mauvais déodorant urbain. Une femme et son gosse traversent la rue, j’entend dire par la femme “sa pue ici” ( avec un accent noir caractéristique d’ailleur ). Je me retourne je dit en rigolant “en effet”, et la femme esquisse à peine un sourir, continue à marcher, tourne la tête de l’autre côté et crache !
Les gens sont des porcs ! Il trouvent que leur ville est dégueux, et en plus ils crachent comme des sportifs, ou des jeunes cons ( comme c’était la “mode” quand j’était au collège )…. C’est triste.
Je le répette : la ville sa craint !.

Résidence.
Mince j’ai déjà vu cette même lettre hier. Et mince, elle me gonfle ! La Factrice qui m’a aidé pour cette tournée ( surtout au début ) m’a replacé du courrier que j’avais ramené au bureau parceque je n’avais pas trouvé les noms !
J’ai l’impression qu’on ne me fait pas confiance, si je ramène du courrier d’une résidence ou il y à 10 boites c’est bien parceque je ne voit pas les noms !
Pas étonnant qu’à la fin de ma tournée je revienne au bureau avec plein de courrier pas distribué parceque j’ai pas trouvé les personnes. Le nombre de lettres et de pubs qui n’aboutissent pas à leurs destinataires est assez important. Entre les gens qui déménagent, ceux qui ne mettent pas leurs noms sur les boites, et les pubs le monde est pas prés de se redresser. Aprés il faut que des personnes fassent des campagne pour le bien de la planête… Il y a tellement de choses à revoir pour arrêter de faire n’importe quoi. Tout ce papier imprimé qui ne sert à rien, toutes ces pubs inutiles vont nous tuer.
Le système est à revoir, le concept de la ville aussi.
Tout est à revoir, mais le monde est trop con et court tout seul trés rapidement à sa perte…

Je suis un rebelle.
Je me planque dans une résidence, et planqué dans une résidence je pête !
Un de mes jeux sympathiques consciste à, si j’ai envie de lacher un gaze, de me retenir jusqu’à une résidence et de dégaser à l’interieur. Et bien, je peut vous dire que le pet en Résidence, c’est le luxe ! Au moins aussi bien que de peter tranquillement au fond de son lit ! Le mieux est de trouver une résidence à l’odeur “neutre” ce qui difficile, car soit sa pue la merde, soit sa empeste le citron ! Plus la résidence est d’une odeur “neutre” plus le pet prendra de l’importance et plus vous aurez envie de peter !.
Le pet sa décompresse et sa montre que je suis un rebelle, et que moi, les armes bacteriologiques je me les fabriquent sans google.

Dernière rue, dernier côté, derniers numéros.
J’ai des banques. Dans les deux banques, au gichet il y a des boulots d’été, que des filles, et elles sont toutes jolies, c’est un plaisir ! Moi je rentre avec ma gueule de voleurs et mes cheveux décoiffés. Je doit faire peur !.

J’entre dans un boutique de cosmétique, un truc pour le visage.
Je suis dans le quartier noir de Bordeaux.
Personne dans la boutique.
Quoique si, il y a une personne, et elle est tout au fond, couchée sur un sorte de lit. C’est une boutique tenue par une grosse femme noir. Elle est habillée avec une grande toge de couleur vive, elle à des mini rasta, et elle se repose sur une sorte de lit au fond de sa boutique.
Manquerait plus qu’un 50° degrés à l’ombre, des huttes, du rythme et on y est !
Moi aussi j’ai envie de faire la sièste !

Et c’est le moment d’y aller…

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Je suis dessinateur de dessins rigolos à mes heures gagnées, vous trouverez une partie de mes dessins sur ce site. Une section est également dédiée à la photo, une autre de mes passions. Je suis également pianiste et organiste de jazz sur Bordeaux à mes heures perdues (page musique en dessous)

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